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Violences à l'Université de Koudougou
Ouagadougou, 09 déc. (AIB) - L'Université de Koudougou ( 100 km à l'Ouest de Ouagadougou) a été, samedi en fin de matinée, le théâtre de violences où des affrontements entre forces de l'ordre et étudiants, dignes de films western, ont fait plusieurs dizaines de blessés de part et d'autre.
En grève depuis une semaine pour revendiquer de meilleures conditions de vie et d'études, les étudiants avaient engagé un dialogue avec les autorités universitaires qui a abouti à la reprise des cours samedi 8 décembre.
Selon les étudiants, la reprise des cours était conditionnée à un report des devoirs programmés le samedi 7 décembre alors que l'administration n'a pas accepté ce compromis, car les devoirs en question ont été programmés aux premières heures de la reprise des cours.
La goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est qu'à leur arrivée sur le campus, les étudiants ont constaté la présence des forces de sécurité venus assurer la sécurité des étudiants qui accepteraient rentrer en classe pour composer.
Face à cette situation, les étudiants ont exigé le départ des hommes de tenue sur le campus et se sont opposés au refus de céder à cette exigence des étudiants et de toute évidence le bras de fer s'engagea.
En dépit d'une pluie de gaz lacrymogènes, les étudiants réussiront à confisquer du matériel militaires (pistolets, boucliers, casques, gilets pare balles) qu'ils brandissent comme un trophée de guerre.
Les étudiants qui parviennent à repousser les forces de l'ordre, malgré les gaz lacrymogènes, règnent en maître absolu sur le campus en dressant des barricades sur la route nationale 14 à l'aide de briques et surtout de pneus en flamme à différents points de la route.
La circulation sera perturbée sur cette voie toute la journée, car bloquant les véhicules privés ou publics en direction et en provenance de Réo et de Dédougou.
Les passagers qui ont tenté d'enfreindre à la « loi » des étudiants, seront littéralement arrosés de pierres qui leur servaient d'armes.
Après ce premier épisode, les forces de sécurité et de défense reviennent de plus belle avec cette fois-ci tous les corps habillés de la ville de Koudougou en renfort (Gendarmerie, Police nationale, Police municipale, Eaux et forêts, Sapeurs pompiers, Gardes de sécurité pénitentiaires) qui auparavant étaient mobilisés pour une répétition générale pour le défilé du 11 décembre.
Le combat reprend de plus belle avec beaucoup d'intérêt pour les deux parties avec au bout du compte, des dizaines d'étudiants et de forces de l'ordre blessés dans les rangs.
Dans la soirée, un cessez-le-feu a été observé et les responsables de la sécurité cherchaient à négocier avec les délégués des étudiants qui n'avaient pas encore donné leur accord pour une telle rencontre.
Les étudiants qui ont repris à nouveau le contrôle du campus en main, ont décrété la suspension des cours à l'Université de Koudougou jusqu'à nouvel ordre.
Le Premier ministre, Tertius Zongo qui devait patronner ce samedi 7 décembre à Zoula, localité située à une trentaine de kilomètres de Koudougou, l'anniversaire de l'école du village, a emprunté un détour pour rejoindre Zoula, alors que les étudiants dans leur mouvement attendaient de pied ferme le cortège du chef du gouvernement pour déverser leur colère.
Les recommandations de l'atelier de Rome sur l'éducation des populations rurales en Afrique
Paris, 04 déc. (AIB) - L'atelier sur l'éducation pour les populations rurales en Afrique qui s'est déroulé à Rome les 28 et 29 novembre 2007 au siège de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) s'est achevé avec l'adoption d'un communiqué résumant les principales conclusions et recommandations de la réunion.
Le communiqué rappelle que les populations rurales représentent en Afrique 70% de la population et qu'elles resteront largement majoritaires au moins jusqu'en 2030. C 'est dans les zones rurales que se concentrent le plus de pauvres, c'est là que vivent la majorité des enfants qui ne vont pas à l'école et où l'illettrisme sévit plus qu'ailleurs. Parmi les retombées négatives : une sécurité alimentaire et une santé compromises, une productivité limitée, les possibilités d'améliorer les moyens d'existence entravées.
Le communiqué rappelle également le rôle stratégique de l'éducation et de la formation dans la lutte contre l'analphabétisme, la pauvreté, et la faim mais également pour faire face aux chocs et aux changements climatiques, parvenir à mieux gérer l'environnement et les ressources naturelles et promouvoir le développement des zones rurales. A ce sujet, M. Müller, sous-directeur général adjoint du Département pour la gestion des ressources et l'environnement de la FAO a évoqué, pendant les travaux, l'impact du réchauffement climatique sur le réservoir de ressources naturelles des pays, situé en grande partie dans les zones rurales, sur les cultures et sur l'élevage et, par conséquent, sur la sécurité alimentaire.
Lors de la séance de clôture, M. Anton Mangstl, Directeur de la Division pour le renforcement des capacités et l'échange d'informations de la FAO , a reconnu l'importance du programme phare d'éducation pour les populations rurales (EPR). Il a appelé, pour une plus grande efficacité des actions, au développement de davantage de synergies entre le programme EPR et d'autres initiatives, qu'elles soient menées par la FAO ou par d'autres organismes.
M. Mamadou Ndoye, Secrétaire exécutif de l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA), a quant à lui rappelé l'immensité des défis auxquels les populations rurales sont confrontées et que les programmes d'éducation et de formation doivent aider à surmonter.
A cet égard, il a évoqué les changements profonds qui bouleversent le monde rural en Afrique. On peut citer entre autres, les ruptures intergénérationnelles, la nouvelle agriculture, les mutations technologiques, la globalisation, les nouveaux modes de gouvernance, les évolutions sociales et économiques, et les changements climatiques.
L'importance des défis et la masse des besoins à satisfaire appellent, a-t-il dit, une « approche massive, diversifiée et intégrée de l'éducation et de la formation qui mobilise, voire associe, diverses modalités de livraison afin de saisir toutes les opportunités d'apprentissage. » « Qu'il s'agisse d'éducation formelle ou non-formelle, d'apprentissage présentiel ou à distance », a-t-il ajouté, « l'éducation et la formation doivent contribuer au développement des compétences et à la transformation des économies non-formelles prédominantes » .
M. Ndoye a ensuite déclaré : « La complexité du monde rural et la lutte contre la pauvreté et la faim ne peuvent se satisfaire d'interventions parallèles et isolées . Il faut fédérer les énergies, rechercher les synergies entre disciplines, développer des programmes intersectoriels et établir des coalitions internationales, techniques et financières ».
Afin que le travail engagé pour l'éducation et la formation des populations rurales soit poursuivi, l'atelier a proposé d'une part la mise en place d'un réseau d'échanges d'expériences et de partage de connaissances entre pays pour lesquels l'éducation pour les populations rurales est une priorité nationale ; d'autre part un cadre de partenaires internationaux et régionaux engagés à les accompagner. M. Ndoye a indiqué que l'ADEA serait disposée à apporter son appui à l'établissement de ce réseau et de ce cadre qui s'intègrent parfaitement dans la mission et le programme de l'ADEA.
M. Jean Bosco du ministère français des Affaires étrangères a également confirmé l'engagement de la France à soutenir les actions menées pour l'éducation et la formation des populations rurales en Afrique.
Les recommandations de l'atelier de Rome sur l'éducation des populations rurales en Afrique
Paris, 04 déc. (AIB) - L'atelier sur l'éducation pour les populations rurales en Afrique qui s'est déroulé à Rome les 28 et 29 novembre 2007 au siège de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) s'est achevé avec l'adoption d'un communiqué résumant les principales conclusions et recommandations de la réunion.
Le communiqué rappelle que les populations rurales représentent en Afrique 70% de la population et qu'elles resteront largement majoritaires au moins jusqu'en 2030. C 'est dans les zones rurales que se concentrent le plus de pauvres, c'est là que vivent la majorité des enfants qui ne vont pas à l'école et où l'illettrisme sévit plus qu'ailleurs. Parmi les retombées négatives : une sécurité alimentaire et une santé compromises, une productivité limitée, les possibilités d'améliorer les moyens d'existence entravées.
Le communiqué rappelle également le rôle stratégique de l'éducation et de la formation dans la lutte contre l'analphabétisme, la pauvreté, et la faim mais également pour faire face aux chocs et aux changements climatiques, parvenir à mieux gérer l'environnement et les ressources naturelles et promouvoir le développement des zones rurales. A ce sujet, M. Müller, sous-directeur général adjoint du Département pour la gestion des ressources et l'environnement de la FAO a évoqué, pendant les travaux, l'impact du réchauffement climatique sur le réservoir de ressources naturelles des pays, situé en grande partie dans les zones rurales, sur les cultures et sur l'élevage et, par conséquent, sur la sécurité alimentaire.
Lors de la séance de clôture, M. Anton Mangstl, Directeur de la Division pour le renforcement des capacités et l'échange d'informations de la FAO , a reconnu l'importance du programme phare d'éducation pour les populations rurales (EPR). Il a appelé, pour une plus grande efficacité des actions, au développement de davantage de synergies entre le programme EPR et d'autres initiatives, qu'elles soient menées par la FAO ou par d'autres organismes.
M. Mamadou Ndoye, Secrétaire exécutif de l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA), a quant à lui rappelé l'immensité des défis auxquels les populations rurales sont confrontées et que les programmes d'éducation et de formation doivent aider à surmonter.
A cet égard, il a évoqué les changements profonds qui bouleversent le monde rural en Afrique. On peut citer entre autres, les ruptures intergénérationnelles, la nouvelle agriculture, les mutations technologiques, la globalisation, les nouveaux modes de gouvernance, les évolutions sociales et économiques, et les changements climatiques.
L'importance des défis et la masse des besoins à satisfaire appellent, a-t-il dit, une « approche massive, diversifiée et intégrée de l'éducation et de la formation qui mobilise, voire associe, diverses modalités de livraison afin de saisir toutes les opportunités d'apprentissage. » « Qu'il s'agisse d'éducation formelle ou non-formelle, d'apprentissage présentiel ou à distance », a-t-il ajouté, « l'éducation et la formation doivent contribuer au développement des compétences et à la transformation des économies non-formelles prédominantes » .
M. Ndoye a ensuite déclaré : « La complexité du monde rural et la lutte contre la pauvreté et la faim ne peuvent se satisfaire d'interventions parallèles et isolées . Il faut fédérer les énergies, rechercher les synergies entre disciplines, développer des programmes intersectoriels et établir des coalitions internationales, techniques et financières ».
Afin que le travail engagé pour l'éducation et la formation des populations rurales soit poursuivi, l'atelier a proposé d'une part la mise en place d'un réseau d'échanges d'expériences et de partage de connaissances entre pays pour lesquels l'éducation pour les populations rurales est une priorité nationale ; d'autre part un cadre de partenaires internationaux et régionaux engagés à les accompagner. M. Ndoye a indiqué que l'ADEA serait disposée à apporter son appui à l'établissement de ce réseau et de ce cadre qui s'intègrent parfaitement dans la mission et le programme de l'ADEA.
M. Jean Bosco du ministère français des Affaires étrangères a également confirmé l'engagement de la France à soutenir les actions menées pour l'éducation et la formation des populations rurales en Afrique.
Le Mogho Naaba assiste à la réception de l'école de Guiba réfectionnée
Ouagadougou, 29 nov. (AIB) - Guiba, localité située à 90 km au Sud de Ouagadougou était en fête le samedi 24 Novembre 2007 à l'occasion d'une manifestation qui consacrait la fin des travaux de réfection de l'école primaire publique initiée par le Mogho Naaba Baongho.
Les travaux de cette école ont été réalisés grâce à sa Majesté le Mogho Naaba Baongho, à Ibrahim Congo et au consul honoraire du Burkina à Turin, Marco Minoli. Le coût global des travaux est estimé à 4,6 millions de francs CFA.
Construits depuis 1954, les locaux étaient devenus vétustes et délabrés. L'école a trouvé un nouvel attrait après des travaux de repeinte, la réfection de la Chappe , du plafond, des portes et fenêtres, de la terrasse et d'un coup de tyrolienne.
L'action des promoteurs (le Mogho Naaba et ces partenaires) va en droite ligne de la politique du ministère des Enseignements de base et de l'Alphabétisation (MEBA).
« L'un des objectifs du MEBA est l'accroissement de l'offre d'éducation à tous les âges scolaires. Cet objectif ne peut être atteint sans le concours de tous. De plus, la recherche de la qualité nécessite la création de meilleures conditions de vie et de travail pour les enseignants et les élèves » a déclaré madame Sanata Sawadogo, directrice régionale de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation.
Les élèves, après avoir remercié le Mogho Naaba pour son ouvre qui marque son attachement à Guiba « leur temple du savoir », ont soumis d'autres doléances. L'école manque de tables- bancs car le ratio nombre d'élèves et nombre de tables disponibles fait ressortir cette réalité (460 élèves pour 91 tables- bancs).
Avec un effectif de 76 élèves par classe, tout Guiba reconnaît la nécessité de l'ouverture d'une seconde école.
Le parrain de la cérémonie le député Gilbert Sedego, a fait siennes toutes les doléances et a promis de les transmettre à qui de droit. Mais avant, il a lancé un appel à la population de Guiba afin qu'elle s'approprie cet outil qui contribue à renforcer et consolider leurs infrastructures éducatives.
Atelier sur l'éducation pour les populations rurales en Afrique les 28 et 29 novembre à Rome
Ouagadougou, 26 nov. (AIB) - De hauts responsables des ministères de l'Education et de l'Agriculture d'une dizaine de pays africains participeront, les 28 et 29 novembre à Rome (Italie), à un atelier sur l'éducation pour les populations rurales en Afrique.
L'atelier est organisé par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA), en collaboration avec l'UNESCO, les ministères français de l'Agriculture et des Affaires étrangères et l'Institut de la Banque mondiale et avec le soutien de la direction générale de l'Italie pour la coopération au développement (DGCS).
Les discussions porteront sur les progrès accomplis depuis septembre 2005, date à laquelle s'était tenue la réunion ministérielle sur l'éducation pour les populations rurales, à Addis-Abeba.
Des rapports pays élaborés par les ministères concernés et les organismes compétents seront examinés à cet effet.
L'éducation pour les populations rurales est une priorité stratégique dans la lutte contre l'extrême pauvreté, la faim et l'analphabétisme et pour la promotion du développement rural.
Dans les zones rurales, l'illettrisme entrave le développement, compromet la sécurité alimentaire, la productivité et la santé et réduit les possibilités d'amélioration des moyens d'existence.
Aujourd'hui, 100 millions d'enfants dans le monde - des ruraux majoritairement - se voient toujours dénier la possibilité d'aller à l'école.
La FAO , note-t-on, est l'agence leader des Nations unies pour l'initiative globale en faveur de l'éducation pour les populations rurales (EPR) et l'ADEA est un acteur clé dans les processus de dialogue, de partage et d'apprentissage pour la transformation qualitative de l'éducation en appui au développement de l'Afrique.
Elle ouvre pour le développement de politiques éducatives efficaces, conçues et développées par les Africains.
L'Afrique du Sud, le Burkina Faso, l'Éthiopie, la Guinée Conakry , le Kenya, Madagascar, le Mozambique, le Niger, l'Ouganda, le Sénégal et la Tanzanie participeront à cet atelier.
Le CREAA à la recherche d'un secrétaire permanent
Ouagadougou, 24 nov. (AIB) - Le ministre burkinabè de l'enseignement de base et de l'alphabétisation, Odile Bonkoungou, a lancé, vendredi soir à Ouagadougou, un appel à candidatures pour le recrutement du secrétaire exécutif permanent et des membres de l'unité de coordination du Conseil régional pour l'éducation et l'alphabétisation en Afrique (CREAA), a constaté la l'AIB sur place.
C'est à la fin de la 6e réunion des ministres des pays membres du CREAA, que Mme Bonkoungou a lancé son appel.
Selon elle, les termes de références pour ces différents recrutements vont être acheminés dans les seize pays membres, dans les meilleurs délais. Les dossiers de candidatures eux, doivent parvenir au siège du CREAA à Lomé (Togo), au plus tard le 31 décembre prochain.
Par ailleurs, un comité de recrutement a été mis en place pour la sélection des dossiers de candidatures. Ce comité, composé des ministres du Bénin, du Burkina Faso, de Centrafrique, du Gabon et du Togo, siègera à Bangui (Centrafrique) pendant la première quinzaine du mois de janvier 2008.
Cette rencontre du CREAA, rappelle-t-on, était consacrée au lancement du plan quadriennal de soutien de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) aux activités d'alphabétisation et d'éducation des pays membres du Conseil.
De l'avis du représentant de l'OIF, Amadou Wade Diagne, ce plan vise trois principaux objectifs dont le développement des compétences des exclus du système scolaire, dans une perspective d'insertion et d'emploi.
A ce niveau, il s'agit de former au moins mille jeunes par pays, dont 60% de filles réparties dans trois filières à définir, soit au total quinze mille jeunes formés et insérés dans le tissu économique.
Parmi les objectifs du plan quadriennal de l'OIF aux activités du CREAA, on peut également citer l'appui à la mise en ouvre de stratégies nationales en matière de post alphabétisation et le renforcement des capacités des différents acteurs institutionnels et de terrain pour améliorer la qualité et la pertinence des activités d'alphabétisation des programmes en cours dans les pays membres.
Le ministre burkinabé de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation, Mme Marie Odile Bonkoungou, qui occupe actuellement la présidence en exercice du CREAA, a souhaité que les différentes composantes du nouveau plan connaissent un aboutissement à la satisfaction de tous les pays membres.
Le plan quadriennal lancé, a-t-elle expliqué, est le résultat d'une étude de terrain réalisée sur l'éducation et les difficultés rencontrées ayant permis de dégager ce plan, qui bénéficie de l'appui de l'OIF.
Lancement du plan quadriennal du CREAA
Ouagadougou, 23 nov. (AIB) - La 6e réunion des ministres des pays membres du Conseil régional pour l'éducation et l'alphabétisation en Afrique (CREAA), s'est ouverte, jeudi à Ouagadougou.
Cette réunion est consacrée au lancement du plan quadriennal de soutien de l'Organisation internationale de la francophonie aux activités d'alphabétisation et d'éducation des pays membres du Conseil.
Le CREAA qui compte 16 pays membres avec son siège à Lomé (Togo), est une organisation à vocation sous régionale et à caractère intégrateur créée dans les années 1970.
Après une longue période de léthargie, ce n'est qu'en 2006 que les ministres des pays membres appuyés par l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) ont essayé de la redynamiser.
Le ministre burkinabé de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation, Mme Marie Odile Bonkoungou qui occupe actuellement la présidence en exercice du CREAA, a souhaité que les différentes composantes du nouveau plan connaissent un aboutissement à la satisfaction de tous les pays membres.
Le plan quadriennal lancé, a-t-elle expliqué, est le résultat d'une étude de terrain réalisée sur l'éducation et les difficultés rencontrées ayant permis de dégager ce plan, qui bénéficie de l'appui de l'OIF.
Les actions prioritaires du CREAA sont surtout la post-alphabétisation, c'est-à-dire le maintien des acquis en matière d'éducation, la prise en compte des jeunes en quête d'emploi.
Il s'agit également de la question de la formation des animateurs et des superviseurs dans les centres d'alphabétisation et la question de la production de matériel didactique en quantité et en qualité pour répondre aux exigences des populations en la matière.
Mme Bonkoungou a prévenu que la promotion de l'alphabétisation constitue une mesure d'accompagnement incontournable de toute lutte réelle contre la pauvreté et pour un développement équitable et durable.
La présente rencontre est une étape cruciale du processus par lequel le CREAA acquérra une lisibilité qui cadre avec les besoins des populations.
Censure intellectuelle à l'Université de Ouagadougou
Ouagadougou, 19 nov. (AIB) - Depuis quelques années, l'université de Ouagadougou vit une situation, pas enviable. Les étudiants ont de plus en plus du mal à soutenir leurs documents de fin de cycle surtout le mémoire de maîtrise dans certaines unités de formation et de recherche (UFR). Cette situation dégoûtante s'érige en obstacle infranchissable à l'engagement de certains étudiants. Peut-être s'agirait-il d'un manque de volonté réelle des étudiants ou de ceux choisis pour les encadrer dans leurs travaux.
Certaines filières à l'université de Ouagadougou, sont considérées comme des branches sans issue ou du moins « courtes ». Beaucoup d'étudiants sont contraints de mettre un terme à leur parcours parce que très souvent leur directeur de mémoire de maîtrise ne dispose pas d'assez de temps pour suivre leur travail. Sont victimes de cette réalité surtout les étudiants des unités de formation et de recherche en langues, lettres arts et communication (UFR/LAC) et en sciences humaines et sociales (UFR/SH), l'ex-faculté des langues des langues lettres sciences humaines et sociales (FLASH).
Les filières les plus touchées sont celles des langues ou les spécialisations comptent très peu de professeurs encadreurs. Cet étudiant au département d'anglais a usé de toutes sa volonté et ses énergies et malheureusement s'est vu fendre le parcours. De la part de son directeur de mémoire, manque de temps ou de volonté manifeste ? La question demeure.
En effet, l'étudiant a obtenu son C2 (l'attestation de niveau maîtrise) après un parcours scolaire et universitaire sans surcharge. Il a tenu à soutenir pour obtenir la maîtrise et s'ouvrir d'autres horizons.
Des rendez-vous presque impossibles
Au début de ses entretiens avec son directeur de mémoire, celui-ci lui a recommandé des ouvres littéraires (puisqu'il s'était spécialisé en littérature américaine) dont il n'a pu trouver certains ici au Burkina Faso. Décidé, il se lance à leur recherche. Il les obtient finalement par l'intermédiaire d'un de ses amis parti en Allemagne pour une recherche. Il entame la rédaction du document, il croyait à sa volonté. Mais, les rendez-vous avec son directeur chargé de le guider dans la rédaction étaient presque impossibles. Il allait l'attendre des heures devant son bureau et lorsqu'il arrivait, il ne lui accordait pas le temps nécessaire aux échanges. Soit il a beaucoup d'instances ou alors une réunion et l'étudiant ne pouvait le savoir d'avance.
A la demande, le directeur lui a refusé son numéro de téléphone, il a plutôt pris le sien promettant de l'appeler au besoin, chose qu'il n'a faite jusqu'alors. L'étudiant s'est entêté jusqu'à retrouver dans l'annuaire téléphonique, le numéro fixe du directeur. Ce n'est pas cela qui résoudra le problème car parfois, lorsqu'il l'appelle, il a voyagé ou est sorti. A cette allure, il est évident que le document ne peut évoluer. Mais il a poursuivi le travail néanmoins malgré le fait que le directeur lui ait demandé un jour s'il ne faisait pas les concours.
Première dérogation refusée
Il était acharné de savoir, mais n'allait pas pouvoir, puisqu'en dépit de sa bravoure à triompher les embûches sur son chemin, il finira par succomber face à une : « Même si tu continue comme ça, je ne vais pas y apposer ma signature », lui dira un jour son directeur. C'est là que le bât blesse. Et c'est là également que l'étudiant a fait une rétrospective du comportement de son encadreur (directeur de mémoire) pour le comprendre. Du même coup il comprit pourquoi sa toute première dérogation a été refusée. A l'époque, il avait cherché à en savoir les motifs mais n'a pu obtenir aucune audience de l'administration. C'était au cours de l'année universitaire 2004-2005. Et jusqu'à présent, il ne connaît toujours pas les mobiles de sa conduite.
Cette situation n'est pas généralisée, loin s'en faut, mais elle demande à être révisée pour un meilleur suivi du travail des étudiants en fin de cycle, et ce au grand bonheur de toute l'université. Dans d'autres filières au UFR, les étudiants se plaignent rarement. Par exemple en UFR/SJP et SEG, les soutenances de mémoire ont été simplement remplacées par des rapports qui ne nécessitent pas d'occuper beaucoup du temps des encadreurs comme les mémoires.
La plupart des étudiants confrontés à ce problème abandonne et même dès après la licence pour vaquer à d'autres choses « plus sûres ». Ceux qui ont les moyens (ils ne sont pas nombreux) vont vers les écoles supérieurs et université priées. D'autres pensent retrouver espoir avec le nouveau système Licence Master Doctorat (LMD).
Elle a au moins soutenu
Toujours en FR/LAC, certains étudiants ont la chance de tomber sur des professeur/encadreurs assez disponibles ou plutôt que le paraissent. C'est le cas d'une étudiante qui est parvenue à achever la rédaction de son document et s'est cru au paradis. A sa grande surprise et déception, son directeur a passé le temps le matin du jour de sa soutenance (elle soutenait l'après-midi) a l'appeler et à lui poser toute sorte de questions sur le document : « tu a écrit ça, ça veut dire quoi ? Pourquoi tu as écrit ceci ?... ». Des questions embarrassantes qui abattent le moral à quelques heures de la soutenance. Néanmoins, elle a soutenu sa mémoire et s'en est tirée avec une note des plus basse. C'était prévisible.
Attente inespérée et désespérée
Un étudiant en UFR/SH a terminé la rédaction de son mémoire et attend. Initialement il avait un professeur missionnaire comme directeur de mémoire avec laquelle il a travaillé jusqu'au jour où elle a fini sa mission. Affecté à un autre poste, l'étudiant poursuit le travail engagé et boucle le document qu'il rend au nouveau directeur. Celui-ci promet de le lire et de l'appeler en temps opportun pour d'éventuelles suggestions. Ayant attendu plusieurs mois en vain, l'étudiant tente de savoir ce qu'il en est. C'est que le directeur lui a rappelé qu'il lui avait dit d'attendre et comme promis il allait l'appeler. Six mois sont passés encore et il ne l'a toujours pas appelé jusqu'aujourd'hui.
L'école supérieure des travaux publics de Ouagadougou « accouche » de ces premiers ingénieurs
Ouagadougou, 15 nov. (AIB) - Trois étudiants de l'école supérieure des travaux publics de Ouagadougou ont soutenu ce jour 15 octobre 2007 leur thèse de mémoire en génie civil. Dembèga Zéphirin avec une moyenne de 13,81, Kagoné Amadé avec une moyenne de 13,10 et Sondo Victor qui a soutenu quelques jours avant deviennent ainsi les premiers ingénieurs des techniques formés à l'école supérieure des travaux publics de Ouagadougou (ESTPO).
Ces nouveaux ingénieurs qui étaient déjà dans le monde du travail ont passé trois ans après leur baccalauréat dans les classes.
Selon le directeur général de l'ESRPO, M. Gaston K. Gnoumou « la soutenance marque le début de la productivité, car chaque année l'école va mettre des ingénieurs sur le marché du travail ».
L'ESTPO forme des ingénieurs de travaux, des ingénieurs de confection et des techniciens supérieurs en génie civil. Fondée seulement le 1 er novembre 2006, l'ESTPO vient de mettre sur le marché d'emploi ses premiers ingénieurs.
Sortie de la 4è promotion des jeunes filles du Sourou
Ouagadougou, 11 oct. (AIB) - Près de 500 filles rurales communément appelées Jeunes filles du Sourou, ont reçu jeudi leurs diplômes de fin de formation aux activités rémunératrices de revenus, à l'issue de la cérémonie de clôture présidée par Chantal Compaoré, épouse du chef de l'Etat et marraine des filles.
Issues des centres de production et de formation de Niassa et Débé, dans la province du Sourou, 497 filles rurales ont achevé avec succès leur formation spécialisée en élevage, en couture et en agriculture, débutée deux ans plutôt.
Les filles ont bénéficié d'encadrement complémentaire dans la création de restaurants urbains et de pâtisseries locales, de techniques de transformation et de conservation des fruits, légumes et produits de pêche. Enfin, elles ont été initiées à la teinture chimique des tissus en bazin et en cotonnade.
La diversification des domaines de compétence a été envisagée pour juguler le problème récurent de la déperdition après la formation dans certaines localités « eu égard à la persistance de certains préjugés liés au genre », a expliqué le ministre de l'Action sociale et de la solidarité nationale, Pascaline Tamini.
Pour réduire le coût de la formation jusque là supporté par le budget de l'Etat à travers les Engagements nationaux, Mme Tamini a annoncé que les structures de formations existantes dans les différentes localités, seront mises à profit dans le cadre d'un programme de déconcentration. Cela permettra à son avis d'accroître le nombre de bénéficiaires, d'élargir la gamme des filières de formation et d'amoindrir les perturbations sociales vécues par les filles du fait de l'éloignement des filles de leur milieu d'origine.
Le programme sur la période 2008 à 2012 envisage la formation de 8500 jeunes filles dans leur milieu d'origine, le perfectionnement des filles déjà formées et des appuis matériels, financiers et de conseil.
Les filles rurales, dont certaines manquaient d'acte de naissance, se sont vu doter de la nouvelle carte d'identité burkinabè, avant même le lancement de l'Opération « Burkina Identité » chargé de renouveler les pièces d'identité à partir de cartes peu falsifiables.
L'oisiveté, le sous-emploi et le chômage sont aussi des faits marquants de la jeunesse burkinabè », a regretté Mme Compaoré. Elle a annoncé que chacune des filles bénéficiera d'un appui d'une valeur de 270 milles francs CFA, dont 120 mille francs de fonds de roulement. Mlle Marceline Nikiéma compte déjà s'installer dans sa province natale de Zounwéogo où elle projette l'élevage de porc et de poules.
La République de Chine Taiwan, « dont l'appui financier permet la pleine exécution du projet » selon le ministre Tamini s'est réjoui de pouvoir apporter son soutien à l'épanouissement de la jeunes filles burkinabè. A la place de la nation, lieu de la cérémonie, les filles de la 4è promotion des promotions précédentes ainsi que des délégués des centres sociaux de Ouagadougou et de Gaoua, brandissaient des drapeaux du Burkina Faso et de Taiwan.
Les centres de formation des jeunes filles ont été créés en 1994 avec pour finalité d'améliorer les conditions de vie et de relever le statut socio-économique de la jeune fille rurale. Avec la promotion de 2007, on totalise 2407 filles issues de ces centres. Une étude du ministère de l'Action sociale affirme que 53 pour centre d'entre elles travaillent désormais à leur propre compte elles gèrent elles mêmes dans leur quasi-totalité leurs ressources.
Christian Children's Fund of Canada soutient l'éducation des tous petits au Burkina Faso
Ouagadougou, 9 oct. (AIB) - Le Christian Children's Fund of Canada CCFC a tenu un atelier de restitution le 9 octobre au siège de l'association burkinabè pour le management et la qualité pour évaluer le première phase du programme « Learning through play » (LTP) ou apprendre en jouant » après 3 années d'exécution.
Les activités du CCFC en matière d'éducation de la petite enfance ont démarré en 2000 avec mise en place progressive de structures de formation dans 10 programmes dont LTP.
Le projet « Learning through plany » est un concept crée par l'organisation canadienne Hinck Dell crest spécialisée en éducation de la petite enfance. Premier du genre en Afrique francophone, le projet LTP a démarré en février 2005 ici au Burkina. Il a pour cibles directes les enfants de 0 à 6 ans à travers la formation des parents, particulièrement des mères.
Au début les objectifs étaient de créer un climat propice à l'éducation, l'éveil d'esprit des enfants susciter en eux un amour précoce pour l'école, de valoriser le rôle primordial des femmes dans l'entretien des enfants au sein de la communauté, promouvoir les droits des enfants et des femmes à travers des rencontres de sensibilisation.
Le CCFC, tenant beaucoup à ces objectifs a associé à l'appui de structures oeuvrant dans le domaine de la petite enfance. L'institut de formation en travail social du ministère de l'Action Sociale et de la Solidarité nationale (MASSN) a aidé à la régulation des curricula dispensés à la petite enfance et à la formation des formateurs.
Le ministère de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation (MEBA) a été aussi associé en tant que bénéficiaire direct des produits du LTP.
Pour atteindre les populations à la base, des ONG et associations spécialisées dans la traduction des documents en langues nationales ont apporté leur concours dans la transcription en langues locales.
Des structures ayant développé des initiatives dans l'encadrement de la petite enfance comme Bornefonden, les assemblées de Dieu et l'enseignement catholique n'ont pas été en reste. Les résultats après cette première phase qui a duré 3 ans sont jugés satisfaisants a précisé la directrice du Bureau national du Burkina Mme Marie Henriette Salembéré.
Depuis donc février 2005, le début du projet, le concept s'est implanté dans 10 communautés dans les provinces du Boulgou, Bulkiemdé, Ganzourgou, Kourittenga, Kadiogo et Zandoma. Trois cents soixante (360) femmes formées utilisent le matériel didactique conçu pour la formation et assurent l'encadrement d'au moins 2 enfants chacune. Trente quatre (34) animateurs servant de formateurs dans ces zones rurales ont reçu les bagages nécessaires à l'encadrement et au suivi évaluation de ces femmes.
A son début, le projet a formé 18 personnes appelées Master Trainers composés d'agents du MEBA, du MASSN, d'ONG et institutions intervenant dans le domaine de la petite enfance. Ces Master Trainers ont élaboré un projet national.
Ces 3 années ont été également l'occasion d'introduire des notions de protection sanitaire (hygiène alimentaire, vestimentaire et nutritionnelle) dans les habitudes des mères et à initier des activités génératrices de revenus pour les motiver.
Six cents cinquante deux (652) calendriers servant de matériel didactique à la formation des mères ont été traduits en mooré et en gulmacéma ; ce qui a rendu effective la sensibilisation des communautés à l'éducation précoce des enfants.
Le bureau nation reste ouvert aux amendements, critiques, suggestions et même d'autres partenaires pour l'avenir du LTP au Burkina et dans la sous région.
Inauguration du siège pour l'Association un « Avenir par l'école » (AAE)
Ouagadougou, 8 octobre (AIB) - L'Association, un Avenir par l'école (AAE) a procédé le vendredi 5 octobre dernier à Ouagadougou à l'inauguration de son tout nouveau siège.
Cette cérémonie a été placée sous le parrainage du Moro Naba Baongo, représenté par le Kamsaonghin Naba de Ouagadougou. Elle a connu la présence des représentants des ministères en charge de la Culture et de l'éducation de base.
L'infrastructure a un coût de 130 000 francs suisses, environ 54 millions de francs CFA. Elle se compose du siège de l'association, de la ludothèque (espace de jeu pour enfants), d'un espace de récréation, de quatre chambres pour loger les visiteurs et les bénévoles.
S'adressant aux représentants des ministres, le président de l'Association Daniel Richard a sollicité, de la part des autorités gouvernementales, une exonération douanière de l'association sur les matériels importés par l'AAE. «Nous avons actuellement plusieurs tonnes de jouets et de matériels divers en Suisse mais que nous ne pouvons faire venir à cause des frais élevés de douanes», a précisé le président Richard . Il a révélé que l'Association qui fête son dixième anniversaire cette année, entend évolué vers le statut d'ONG. Il leur a aussi demandé un appui financier afin de renforcer les acquis.
L'AAE, selon son vice-président, Ernest Koula dit «Docteur», s'occupe d'une centaine d'enfants de la province du Kadiogo, dont elle prend entièrement en charge les frais de scolarité du pré-scolaire à la classe de troisième des lycées et collèges. Il s'agit de cinquante filles et autant de garçons.
La ludothèque dispose déjà d'environ deux tonnes de jouets. Il est envisagé une coopération avec des partenaires suisses par l'intermédiaire de Mme Joelle Miguet.
AAE tiendra une assemblée générale cette semaine qui sera consacrée, entre autres, aux projets d'avenir notamment l'extension. Il s'agit de la construction d'une cuisine pour les enfants, la location de certaines installations aux fins de scolarisation et d'alphabétisation, de présentation de pièces de théâtre et de séances de sensibilisation.
La rentrée scolaire et universitaire sous le signe de la nouvelle loi d'orientation de l'éducation
Ouagadougou, 1er octobre (AIB) - La rentrée scolaire et universitaire qui a débuté le lundi 1er octobre 2007 sur toute l'étendue du territoire, s'effectue cette année, avec l'adoption par l'Assemblée nationale le 30 juillet dernier d'une nouvelle loi d'orientation de l'éducation.
Dans son message de rentrée, le ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation, Odile Bonkoungou a indiqué que cette loi constitue la base de la réforme du système éducatif burkinabé.
Les principes de ce système sont, entre autres, l'obligation scolaire de 6 à 16 ans, la gratuité de l'enseignement de base public, le développement des compétences par cycle en lien avec l'évolution socio-économique du Burkina, la valorisation des langues nationales.
La nouvelle loi d'orientation de l'éducation, a expliqué Mme Bonkoungou, entend améliorer l'encadrement juridique du système d'éducation et de formation, tout en assurant la transversalité de la formation technique et professionnelle.
Le Premier ministre, Tertius Zongo a lancé, le 27 août dernier, une opération de « distribution gratuite de manuels et de fournitures scolaires », pour accompagner la nouvelle loi d'orientation de l'éducation.
Il est également envisagé, selon des sources provenant des milieux éducatifs, la construction et l'équipement de complexes scolaires et d'infrastructures, pour le préscolaire, la réhabilitation d'infrastructures éducatives, l'ouverture de nouveaux collèges d'enseignement général (CEG), la transformation de CEG en lycées, l'ouverture de l'université Ouaga II.
Pour soutenir la mise en application de la nouvelle loi, Mme Odile Bonkoungou a invité les parents d'élèves, les populations, les promoteurs de l'enseignement privé et les partenaires techniques et financiers à s'associer au gouvernement dans son combat contre l'ignorance et le sous-développement.
Pour cette rentrée scolaire et universitaire, aucun incident majeur n'a été signalé dans la matinée, mais certains établissements, notamment au secondaire manquent d'enseignants, principalement pour les disciplines scientifiques.
Cette rentrée est un peu perturbée du fait que certaines écoles des localités où il y a eu des inondations, sont encore occupées par les sinistrés que le gouvernement tente toujours de reloger pour libérer les lieux.
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