|
Burkina-Transport-UEMOA-CEDEAO
La société civile contre les tracasseries routières
Ouagadougou, 4 juin (AIB) – La société civile a lancé jeudi à Ouagadougou un plaidoyer actif pour réduire les tracasseries routières au sein de l’espace ouest africain.
Dans un communiqué, le centre Africa Obota du Burkina, en collaboration avec celui du Togo compte sensibiliser l’opinion publique pour un plaidoyer actif en faveur d’une réduction des barrières routières. La société civile entend mener une campagne à l’endroit des gouvernements pour le respect des textes nationaux en matière de libre circulation des personnes et des biens, a indiqué le coordonnateur de la communication et du plaidoyer, Lacina Pakoun. Déjà, huit organisations de la société civile sont à pied d’œuvre au Burkina, au Togo et au Ghana pour lutter contre les tracasseries routières.
Les organisations de la société civile oeuvrent depuis 30 ans pour l’élimination du harcèlement sur les routes. Mais 30 ans après le premier accord sur la libre circulation, les axes régionaux demeurent entravés par un grand nombre de barrières routières. C’est en 1979 que les pays de la CEDEAO se sont accordés sur la libre circulation des personnes et des biens dans la région ouest africaine.
MY/MO/SVY
Burkina-Transport-UEMOA-Intégration
Des experts de l'UEMOA font le point sur l'état d'avancement de la mise ouvre du règlement des Etats sur la charge à l'essieu
Ouagadougou, 21 av. (AIB) - Les experts sur les charges à l'essieu de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) se sont retrouvés mardi 21 avril à Ouagadougou, au cours d'un atelier régional pour faire le point sur l'état d'avancement de la mise en ouvre du règlement N°14 dans les Etats membres.
Deux jours durant, les experts vont se pencher, entre autres, sur les impacts de la réduction des charges des véhicules poids lourds décidé au Burkina Faso et ses principales conclusions. En outre, ils vont examiner l'état d'avancement de la mise en application du règlement dans les huit Etats membres et du Ghana, suivi de débats et commentaires. Ils procéderont à la présentation des différentes initiatives en matière de réduction de la surcharge routière, à travers l'exemple de la société Total et de l'expérience du Cameroun.
« Le présent atelier sur le respect de la charge à l'essieu revêt pour nous une double interprétation », a indiqué le commissaire chargé du département de l'aménagement du territoire communautaire, des transports et du tourisme, Ibrahim Tamponé.
Pour lui, cet atelier est un cadre idéal pour mieux partager les expériences et aussi démontrer la parfaite synergie et la complémentarité des objectifs et actions entre les commissions de l'UEMOA, CEDEAO et partenaires financiers et techniques.
L'ambassadeur chef de délégation de la commission européenne au Burkina Faso Amos Tincani, a estimé que l' étude réalisée au Burkina montre que le phénomène de surcharge s'est généralisé et s'aggrave d'année en année . « La sécurité routière est désastreuse, les différents acteurs doivent modifier le marché des transports inter-Etats à l'intérieur de l'UEMOA et de la CEDEAO pour garantir pleinement les principes du marché unique », a souligné M. Tincani.
En procédant à l'ouverture des travaux, le ministre burkinabé des Infrastructures et du Désenclavement, Seydou Kaboré a indiqué que « le présent atelier est la première étape figurant sur la feuille de route dont mon gouvernement s'est récemment doté ». Il a par ailleurs rappelé que « le gouvernement burkinabé reste attentif aux préoccupations de la filière des transporteurs et chargeurs dont la rentabilité doit être garantie ».
Cette rencontre précède la réunion des ministres chargés des routes et transports des Etats membres de l'UEMOA et du Ghana sur la charge à l'essieu, qui se tiendra le jeudi 23 avril prochain à Ouagadougou.
MRS/MO/SVY
Burkina-Transport-UEMOA-Intégration
Surcharges sur les routes : Les ministres à la recherche de solutions
Ouagadougou, 23 avr. (AIB) - Les ministres en charge des transports et des routes de l'espace UEMOA se sont réunis jeudi à Ouagadougou en vue de convenir d'une démarche cohérente pour lutter contre la surcharge à l'essieu.
Le but de cette rencontre est donc de faire le point sur l'état de mise en application réelle du règlement dans les pays membres de l'UEMOA et de prendre des engagements fermes pour la mise en ouvre des mesures concrètes et concertées visant l'application effective du règlement.
Les participants vont par ailleurs établir un plan d'action à l'intention des hautes autorités des Etats de l'union et du Ghana dont la mise en application permettra d'éradiquer à terme ce fléau.
«La coopération sous-régionale est de plus en plus l'une des meilleures alternatives pour un développement économique durable. Dans le nouvel environnement mondial marquée par la globalisation des économies, l'intégration sous-régionale constitue l'unique stratégie pour nos pays en voie de développement», a déclaré le ministre ivoirien des routes, Patrick Archi qui préside les travaux.
Le directeur pour l'Afrique à la Commission européenne Gary Quince, a estimé pour sa part, qu'il est impératif que les pays de l'Afrique de l'Ouest confirment leur volonté de régler le problème de la surcharge par l'application effective de leurs propres règles.
Il a souligné qu'il faut une implication de tous les acteurs afin qu'ils soient prenantes de la solution et non parties du problème.
La dégradation accélérée des routes par la surcharge des camions, en particulier ceux qui assurent le transport international est un problème général concernant l'ensemble des Etats Ouest africains. Malgré des mesures législatives et règlementaires depuis 1982 (en particulier le décret de l'UEMOA), la surcharge des camions ne cesse d'augmenter, prenant des dimensions très préoccupantes à l'heure actuelle. Ainsi, des routes reconstruites pour lesquelles on pourrait espérer une durée de vie de 15 ans sont détruites au bout de 3 à 4 ans, voire moins ce qui est inacceptable, indique-t-on.
MRS/MO
Burkina-Transport-UEMOA-Intégration
Réduction des charges des véhicules poids lourds sur les axes routiers de l'espace UEMOA
Ouagadougou, 21 av. (AIB) - Des experts sur la charge à l'essieu entament le 21 avril à Ouagadougou une réunion préparatoire à la rencontre des ministres chargés des routes et des transports des Etats membres de l'UEMOA, en vue de faire le point sur l'état d'avancement de la mise en application du règlement N°14 du contrôle de la charge à l'essieu dans les huit Etats membres de l'UEMOA.
Deux jours durant, les experts vont examiner les conclusions de l'étude et les principales recommandations ; proposer des solutions pratiques de mise en ouvre des recommandations visant la réduction significative de la surcharge routière au niveau de l'espace communautaire et dans les pays voisins tel le Ghana.
A terme, il s'agira de sensibiliser les hautes autorités sur les mesures à mettre en ouvre pour la prise en charge effective de la problématique de la surcharge routière, notamment le renforcement du contrôle de la charge à l'essieu.
Prévu les 21 et 22 avril 2009, l'atelier va regrouper les directeurs nationaux des routes, des transports routiers, des ports autonomes, des syndicats de transporteurs, des chargeurs, des chauffeurs, les organismes et bailleurs de fonds tels l'Union européenne, la Banque mondiale, la BAD , la BOAD , la KFW , LA CEDEAO.
Le Burkina a réalisé une étude qui fait ressortir l'impact des surcharges sur le réseau routier et sur les autres composantes de la chaîne de transports du Burkina Faso mais également, l'implication et la responsabilité des Etats voisins sur le développement du phénomène, indique-t-on.
MRS/SVY
Burkina-Transport-Sécurité
Les transports mixtes désormais interdits à Ouagadougou
Ouagadougou, 02 avril (AIB) - Le maire de ville de Ouagadougou, Simon Compaoré a indiqué, lors d'une rencontre avec les transporteurs, le 1 er avril 2009 à Ouagadougou, sa volonté d'interdire le transport mixte dans la capitale burkinabé.
« Plus de transport mixte dans la ville de Ouagadougou, on ne peut pas accepter qu'on conduise les gens à l'abattoir », a martelé Simon Compaoré, qui a indiqué que plus tard une circulaire sera adressée à tous les maires dans le cadre de l'Association des municipalités du Burkina pour qu'ensemble, les mêmes mesures soient adoptées dans les autres villes du pays.
En plus du transport mixte, les véhicules dépourvus de freinage, munis de bandage pneumatique ou en état de vétusté n'auront non plus droit de cité à "Simonville", ont ajouté les autorités municipales. Tout véhicule qui sera désormais pris dans un tel état sera systématiquement conduit en fourrière.
Les responsables des compagnies de transport, les syndicats et regroupements de transporteurs et les responsables de gares routières ont salué unanimement la justesse de la décision, mais ont dit leur doute quant à son application.
Quant à l'application de la mesure, le bourgmestre de la capitale burkinabé a déclaré qu'il va faire en sorte que tout véhicule de transport mixte en situation d'illégalité flagrante ne puisse entrer dans la ville.
Pour ce faire, Simon Compaoré compte sur la police municipale qui sera déployée dans toutes les entrées de la ville.
« Nous allons faire en sorte qu'à chaque entrée de la ville, soient postés nos éléments et nous aurons d'ici peu, un renfort car des agents qui rentreront de leur stage vont nous épauler », a indiqué le directeur de la police municipale, Clément Ouango.
Par cette décision, les autorités municipales entendent diminuer le nombre d'accidents souvent mortels causé par ces « cercueils ambulants ».
MY/SVY
Burkina-Transport-Crise
L'Afrique redoute une fragilisation de ses compagnies aériennes
Ouagadougou, 24 nov. (AIB) - Le secrétaire général de l'Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), M. Christian Folly-Kossi a estimé lundi à Ouagadougou que la crise financière va entraîner un redéploiement du trafic aérien du Nord vers l'Afrique ; ce qui aura pour conséquence de «fragiliser encore davantage» les «petites compagnies africaines», a constaté l'AIB.
«La crise financière actuelle elle-même faite de récession macro-économique générale, aura pour conséquence la réduction du trafic aérien entre pays du Nord. Cela entraînera des réductions de vols dans cette région du monde, donc des avions sans utilisation, qui seront fatalement redéployés sur les marchés émergents dont notamment ceux d'Afrique», a déclaré M. Christian Folly-Kossi.
«Cette intensification de la pénétration des compagnies étrangères sur les marchés africains fragilisera davantage encore les petites compagnies africaines déjà trop faibles pour résister à la concurrence existante», a estimé M. Folly-Kossi devant les directeurs généraux des 41 compagnies aériennes africaines membres de l'AFRAA.
Selon M. Folly-Kossi, «la moitié du ciel en Afrique est (.) totalement et entièrement dominée par les grandes compagnies du monde, notamment celles d'Europe».
Pour faire face à cette situation, M. Folly-Kossi a appelé les compagnies «leaders» africaines à fédérer «les plus petites» autour d'elles.
«Là où il n'y a pas de compagnie, il faut opter pour les compagnies multinationales privées, les autres doivent se regrouper au minimum», a-t-il suggéré.
«Il revient également aux Etats (.) de veiller à ce que leurs instruments ne soient pas sacrifiés sur l'autel du libéralisme à tout crin, délétère pour nos compagnies», a-t-il encore plaidé.
Il a par ailleurs appelé les ministres des transports africains à mettre en place un «sous-comité» pour engager des négociations avec l'Union européenne et les pays du Golfe sur «un sujet brûlant que la fuite dramatique des cerveaux au profit des compagnies du Golfe qui font de la surenchère sur les salaires pour siphonner les cadres des compagnies africaines moins nanties, notamment les pilotes et les ingénieurs».
L'assemblée générale doit notamment évoquer le financement des transports aériens en Afrique et la coopération entre les compagnies aériennes du continent.
RH/SVY
Burkina/Transports
Percussions entre deux camions de transport mixte à Ouahigouya : cinq morts et dix blessés
Ouahigouya, (AIB) - Deux camions communément appelés 10 Tonnes, qui transportaient des marchandises et des hommes se sont percutés le vendredi 13 mars à 19 heures à l'entrée de Ouahigouya, sur l'axe Titao-Ouahigouya. Cet accrochage a fait 5 morts sur le coup et dix voyageurs ont été grièvement blessés.
Selon les révélations du chauffeur à l'origine de l'accident et qui s'est confié à la gendarmerie après le drame, il avait essayé d'effectuer un dépassement, ce qui a provoqué un choc entre les deux camions, ceux-ci s'étant retrouvés côte à côte et au regard de l'étroitesse des voies, l'accident était inévitable.
Le transport mixte est présentement interdit par les textes mais les transporteurs les ignorent très souvent, ce qui est à l'origine de nombreux accidents parfois très meurtriers.
JVO/
Burkina-Transport
Aérodrome de Fada N'Gourma, deux militaires perdent la vie à l'inauguration
Fada N'Gourma 11 déc. (AIB) - Pendant l'inauguration de l'aérodrome de Fada N'Gourma le 10 décembre dernier, entrant dans le cadre des festivités du 11 décembre, deux pilotes de l'armée de l'air burkinabé, ont perdu la vie lors d'un exercice de démonstration.
Le commandant Seydou Sawadogo et l'adjudant Zakaria Sanou, pendant le vol inaugural étaient à bord d'un avion SF 260 SIA, Marchetti qui s'est écrasé quelques minutes plus tard, après un exercice aérien. Et les deux pilotes à bord y sont restés.
Suite à ce tragique accident, les autres activités du jour ont été suspendues. Les deux qui sont mort pour défendre la patrie ont été enterrés l'après- midi du même jour.
L'aérodrome, entièrement rénové a une piste d'atterrissage d'une largeur de 20 m et d'une longueur de 1500 m , augmentant ainsi sa capacité d'accueil. L'aménagement de cette infrastructure élargit les moyens et possibilités d'accès à la ville de Fada N'Gourma et de la région de l'Est très fréquentées par les touristes à cause de sa richesse en de tourisme, a dit le ministre du transport Gilbert Noël Ouédraogo.
Construite dans les années 1960, l'aérodrome de Fada N'Gourma avait alors une piste d'atterrissage longue 1000 m et une portance 6 tonnes. L'aménagement qui aura coûté 339 millions de FCFA a rallongé la piste de 500 m et amené la portance à 21 tonnes.
BL/SVY
Burkina-Transport
Aérodrome de Fada N'Gourma, deux militaires perdent la vie à l'inauguration
Plus de précision sur l'accident d'hier.
Fada N'Gourma 11 déc. (AIB) - Pendant l'inauguration de l'aérodrome de Fada N'Gourma le 10 décembre dernier, entrant dans le cadre des festivités du 11 décembre, deux pilotes de l'armée de l'air burkinabé, ont perdu la vie lors d'un exercice de démonstration.
Le commandant Seydou Sawadogo et l'adjudant Zakaria Sanou, pendant le vol inaugural étaient à bord d'un avion SF 260 SIA, Marchetti qui s'est écrasé quelques minutes plus tard, après un exercice aérien. Et les deux pilotes à bord y sont restés.
Suite à ce tragique accident, les autres activités du jour ont été suspendues. Les deux qui sont morts pour défendre la patrie ont été enterrés l'après- midi du même jour.
L'aérodrome, entièrement rénové a une piste d'atterrissage d'une largeur de 20 m et d'une longueur de 1500 m , augmentant ainsi sa capacité d'accueil. L'aménagement de cette infrastructure élargit les moyens et possibilités d'accès à la ville de Fada N'Gourma et de la région de l'Est très fréquentées par les touristes à cause de sa richesse en de tourisme, a dit le ministre du transport Gilbert Noël Ouédraogo.
Construite dans les années 1960, l'aérodrome de Fada N'Gourma avait alors une piste d'atterrissage longue 1000 m et une portance 6 tonnes. L'aménagement qui aura coûté 339 millions de FCFA a rallongé la piste de 500 m et amené la portance à 21 tonnes.
BL/SVY
Burkina-Coopération-Transport
La CEDEAO et la CEMAC se penchent sur la libéralisation du transport aérien
Ouagadougou 6 oct. (AIB) - Le comité de coordination et de suivi pour la libéralisation du transport aérien en Afrique de l'Ouest et du Centre tient une rencontre du 6 au 9 octobre à Ouagadougou pour la mise en ouvre de la déclaration de Yamoussoukro.
Après Bamako en 2002, Lomé en 2003 et Libreville en 2004, Ouagadougou accueille la 4 e rencontre de ce comité de coordination et de suivi issu des 23 pays de la CEMAC et de la CEDEAO , signataires de la déclaration de libéralisation le 14 novembre 1999.
L'objectif de cette réunion est de relancer les activités de coordination et d'harmonisation de la libéralisation du transport aérien en Afrique de l'Ouest et du Centre interrompues depuis la dernière rencontre de Libreville en décembre 2004.
Selon le secrétaire général du ministère des Transports, Mathieu Bouda, qui a ouvert cette rencontre régionale, la mise en ouvre de la déclaration de Yamoussoukro vise à permettre d'ouvrir le ciel africain à un transport sûr et sécurisé. Aussi, le continent pourra-t-il avoir des compagnies aériennes fortes, régulières et sécurisées qui satisferont les normes internationales.
Cette mise en ouvre a connu des difficultés, selon M. Bouda, d'où la nécessité de reprise des activités du comité et d'autres structures pour accélérer et harmoniser le cadre règlementaire en matière de transport aérien en Afrique de l'Ouest et du Centre.
Il soutient que le transport aérien en Afrique a connu des difficultés de toutes sortes après la déréglementation de ce secteur survenue aux Etats-Unis et en Europe ; ce qui a contribué à la disparition du ciel africain des compagnies telles Air Afrique, Ghana Airways, Cameroon Airlines.
L'échec, après la réunion de Libreville de 2004, va amener les représentants des 23 pays à réexaminer les résolutions de celle-ci (l'accès aux marchés, l'octroi de licence aux transporteurs aériens, réglementation sur la concurrence et les exemptions, responsabilité des transporteurs aériens).
Le comité va également passer en revue, entre autres, le rapport d'harmonisation de la réglementation économique et technique, la situation nationale de mise en ouvre de la décision de Yamoussoukro, la contribution à la création d'une compagnie aérienne régionale.
La CEDEAO et la CEMA attendent beaucoup de cette rencontre sur la libéralisation de l'accès aux marchés du transport aérien. Mathieu Bouda lui, souhaite qu'après le bilan, des propositions innovantes soient faites dans le sens d'un consensus.
AIB - 06 octobre 2008
BL/SVY
Burkina-Transport-Aviation-Crise
Équilibre budgétaire attendu chez Air Burkina en 2010
Ouagadougou, 11 sept. (AIB) - La compagnie aérienne Air Burkina, déficitaire depuis près d'une décennie a acquis un nouvel appareil, un MD-87 et espère pouvoir équilibrer ses comptes d'ici 2010, a indiqué jeudi à l'AIB son directeur général, Mohamed Ghelala.
« Pour le moment, nos comptes ne sont pas équilibrés mais au regard de nos chiffres de l'année dernière où nous avons eu une croissance à deux chiffres, nous allons atteindre l'équilibre d'exploitation en 2010 en étoffant notre flotte et commencé à avoir des exercices bénéficiaires », a déclaré M. Ghelala.
Passé en 2001 entre les mains du Fonds de développement économique du prince Aga Khan, Air Burkina, dont l'Etat burkinabé détient encore 14% des actions est structurellement déficitaire depuis sa privatisation. La compagnie a réalisé une perte sèche de 4 milliards de francs CFA en 2007, pour un chiffre d'affaires de 14 milliards de francs CFA. "Notre déficit a été aggravé de 60% par la flambée du pétrole", a justifié M. Ghelala.
Outre le trafic régional, la compagnie a ouvert une desserte en 2004 sur Paris (France) où elle exploite un A319 avec la compagnie aérienne du Mali, également propriété du groupe Celestair de l'Aga Khan.
"Paris nous coûte beaucoup d'argent, mais c'est un acte de développement pour nous et une fierté nationale", a estimé le Burkinabé Mahamadi Sanoh, président du conseil d'administration de la compagnie.
Selon M. Ghelala, l'acquisition de ce deuxième MD87 lui permettra de desservir d'ici fin 2008, Pointe Noire (Congo), Libreville (Gabon), Douala (Cameroun) et Nouakchott (Mauritanie) "et bientôt le Maghreb".
"Je viens d'avoir une réunion avec nos actionnaires et nous avons la possibilité d'avoir trois avions MD-87 supplémentaires", a indiqué de son côté, M. Sanoh.
En 2007, Air Burkina a transporté 110.000 passagers et espère en transporter 130.000 en 2008 et 160.000 en 2010. Outre Air Burkina, le groupe Celestair de l'Agan Kan dirige les compagnies nationales du Mali et d'Ouganda en Afrique.
RH/SVY
Burkina-Transports
Rencontre sectorielle des acteurs des transports
Ouagadougou, 25 juil. (AIB) - Le ministre des Transports, Gilbert Noël Ouédraogo a présidé l'ouverture de le rencontre sectorielle gouvernement/secteur privé consacrée à la branche transport le 25 juillet à Ouagadougou.
Il s'agira pour les participants de discuter autour d'une étude initiée sur le thème : « Décentralisation et développement du secteur privé : quelle synergie pour l'émergence d'un tissu économique locale dynamique ? » et de soutenir les décisions relatives à l'amélioration de la pratique dans le secteur des transports.
Approfondir les préoccupations majeures propres au secteur des transports, apporter si possible des solutions appropriées à des préoccupations, rendre disponibles les données et informations actualisées et fiables sur la pratique des affaires dans le secteur du transport sont, entre autres, les objectifs de la rencontre. Il s'agira par ailleurs de discuter et enrichir les propositions d'action et mesures prioritaires devant servir à l'élaboration d'un plan d'action sectoriel et des contrats d'objectifs entre le secteur public et le secteur privé, sous une optique de développement du tissu économique social.
C'est en 2003 que le gouvernement a mis en place un dispositif à travers la rencontre annuelle gouvernement/secteur privé. Sa mission est l'instauration d'un climat durable de partenariat et de dialogue autour des questions majeures de développement du secteur privé au Burkina Faso, rappelle-t-on.
AIB - 25 juillet 2008
MS/RKA/SVY
Société-UEMOA-Transports aériens
Vers la création d'une agence communautaire de l'aviation civile
Ouagadougou, 13 juin (AIB) - Les ministres des Transports et de l'Aviation civile de l'espace UEMOA veulent, au cours d'une rencontre tenue le 11 juin à Ouagadougou harmoniser leurs initiatives sur la rationalisation des missions et des moyens de l'ASECNA et de l'UEMOA dans le cadre des textes qui fondent l'existence et l'action de ces deux institutions.
Il s'agit d'engager une concertation sur certains aspects de la réforme en cours de la Convention de Dakar relative à l'ASECNA ; évaluer l'état de mise en ouvre du Programme commun des transports aériens de l'UEMOA ; passer en revue les questions actuelles concernant le développement du transport aérien en Afrique.
La réforme de la Convention portant création de l'ASECNA a été décidée en 2006 par les instances statutaires de l'Agence, avec comme objectif principal la prise en compte les évolutions constatées dans la gestion de l'Agence ainsi que dans ses responsabilités vis-à-vis des Etats membres et des tiers.
« Plus que toute activité, le transport aérien est pour les décideurs africains l'objet de préoccupations et d'espoir ». Préoccupations suscitées, selon le ministre des Transports du Burkina, Gilbert Noël Ouédraogo, « par la disparition successive de fleurons de notre industrie aéronautique, la réputation dangereuse du ciel africain et les nombreuses carences relevées par les audits de l'OACI ». Toute chose qui a rendu nécessaire de renforcer la capacité de nos administrations nationales chargées de superviser la sécurité de l'aviation civile et d'assurer aux usagers un standard de service aérien d'excellente qualité, a relevé M. Ouédraogo.
L'Agence communautaire de supervision de la sécurité et de la sûreté de l'aviation civile, dont la création est inscrite dans le Code, constitue l'outil qui permettra à l'UEMOA et à ses Etats membres de consolider les acquis de son action en faveur d'un ciel communautaire plus sûr, indique-t-on.
Pour parer à une situation de conflits de compétences avec les missions dévolues à l'UEMOA par le Traité en matière de régulation, l'Agence communautaire de sécurité et de sûreté à compétence de contrôle de la sécurité de l'aviation civile, a expliqué le ministre des Transports du Burkina, Me Gilbert Noël Ouédraogo.
Les décisions et propositions issues de la présente réunion des ministres des Transports de l'UEMOA seront examinées au cours du Conseil des ministres de l'ASECNA prévu pour se tenir en juillet prochain à Malabo, en Guinée équatoriale.
Burkina-Transport-Audience
Le président Compaoré reçoit le directeur général de l’ASECNA
Ouagadougou, 1er juil. (AB) – Le président du Faso, Blaise Compaoré a reçu le 30 juillet 2009 à Ouagadougou, le directeur général de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), Youssouf, Mahamat venu lui rendre compte de l’Etat de préparation du 49ème comité des ministres ainsi que du 116e conseil d’administration de l’ASECNA, qui vont se réunir bientôt à Ouagadougou.
Selon le directeur général de l’ASECNA, lui et la délégation qui l’a accompagné a eu des entretiens très fructueux avec le président Compaoré et ils ont l’espoir que ces réunions vont très bien se dérouler. M. Mahamat a déclaré qu’à l’occasion du 50ème anniversaire de l’ASECNA qui sera célébré cette année à Ouagadougou, l’Agence qu’il dirige a sollicité le patronage des haut autorités du Burkina, ce qui a été accepté.
L’ASECNA a été créée le 12 décembre 1959 et les célébrations du 50ème anniversaire seront marquées par la pose de la 1ère pierre d’un important centre de contrôle à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, par la pose de la 1ere pierre de la tour de contrôle de l’ASECNA et de la base de lutte contre l’incendie.
« Le comité des ministres, qui va se réunir bientôt à Ouagadougou est importance car il va examine la politique générale de l’ASECNA et la révision de la convention de Dakar qui a fondé l’agence », a déclaré M. Mahamat. La dernière révision de la convention de Dakar date de 1974 et « le comité des ministres de 2002 à Bamako avait souhaité réviser ce texte pour rendre la gouvernance de l’Agence beaucoup plus moderne », a précisé M. Mahamat.
Interrogé sur la position du Sénégal qui avait entre temps, menacé de quitter l’ASECNA, Youssouf Mahamat a indiqué que « le Sénégal est un Etat membre particulier, parce qu’abritant le siège et aussi deux centres régionaux de contrôle aérien, par conséquent, à une place prépondérante dans notre système ».
Le Sénégal, rappelle-t-on, avait souhaité à sa manière le changement de certaines règles fixées dans le statut. Après des concertations institutionnelles, diplomatiques et politiques, il a décidé de fermer cette parenthèse et de reprendre sa place à l’ASECNA.
AB/ MK
|