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Burkina-Energie-Environnement
Le gouvernement burkinabé dit oui pour les énergies renouvelables
Ouagadougou, 24 avril (AIB) - Le Conseil des ministres du jeudi 23 avril 2009 a marqué son accord pour l'adhésion du Burkina Faso à l'Agence internationale des énergies renouvelables.
L'Agence internationale pour les énergies renouvelables (International renewable energy agency - IRENA) se propose de trouver des solutions aux défis liés à la sécurité énergétique et à la lutte contre les changements climatiques.
L'agence va également encourager l'utilisation de toutes les formes d'énergies renouvelables, a indiqué le compte rendu du Conseil des ministres.
Une fois ratifiée par l'Assemblée nationale, l'adhésion du Burkina à l'IRENA va lui permettre de se « prévaloir du statut de membre fondateur ».
MY/SVY
Burkina -Energie
Un programme de maîtrise de l'énergie en marche dans l'administration burkinabé
Ouagadougou, 22 juillet (AIB)- Le ministère des Mines, des Carrières et de l'Energie a organisé le mardi 22 juillet 2008, un atelier d'échanges et de concertations avec les journalistes des médias privés et publics nationaux sous la présidence du secrétaire général dudit ministère, M. Sylvain Ouandé Domboué.
D'emblée, M. Domboué a salué l'intérêt manifeste des hommes des médias à la question d'activité qu'est la bonne gestion de l'énergie nécessaire au développement économique et social du Burkina Faso. « Depuis plus d'une semaine, l'ensemble des médias consacre beaucoup d'articles à l'avenir énergétique de nos pays non producteurs de pétrole, au regard de l'évolution actuelle du prix du baril qui avoisine les 150 dollars », a-t-il relevé
Pays enclavé et n'ayant pas encore découvert de ressources énergétiques fossiles exploitables, le Burkina Faso doit relever avec efficacité le défi de satisfaire ses besoins au moindre coût.
Pour relever avec efficacité ce défi, « le gouvernement a décidé de mettre en place un programme de maîtrise de l'énergie, d'abord dans l'administration centrale pour assurer une meilleure gestion de ses abonnements d'électricité et une amélioration de la qualité de la consommation, et ensuite dans les autres secteurs de l'activité économique et sociale », a souligné M. Domboué.
Au préalable, le coordonnateur de la cellule de gestion de l'énergie (CGE), M. Désiré Compaoré a dit que l'atelier qui vient de s'ouvrir s'inscrit dans le cadre de la mise en ouvre du programme de maîtrise de l'énergie dans les bâtiments publics et de l'élaboration d'une stratégie nationale de maîtrise de l'énergie. « Nous souhaitons donner des informations sur l'ensemble du programme de maîtrise de l'énergie à travers les grandes activités en cours de réalisation et celles à venir et les voies les meilleures pour sensibiliser les agents de l'administration et le grand public », a-t - il ajouté .
M.Compaoré a dit espérer une bonne collaboration avec les hommes de médias pour un réel accompagnement des organes de presse respectifs en vue d'une exécution satisfaisante de la composante maîtrise de l'énergie du Projet de développement du secteur de l'énergie (PDSE).
Dans cette perspective, un réseau de journalistes est en gestation et sera opérationnel dans les prochains jours.
L'atelier a été en outre l'occasion de faire la situation énergétique du Burkina Faso et l'état des lieux de la consommation d'électricité et des factures de l'administration. De même, cette rencontre a permis de prendre connaissance de la maîtrise de la demande d'électricité de l'administration publique et le rôle des médias dans l'atteinte de ses objectifs.
AIB - 22 juillet 2008
ABT/SVY
Burkina-Economie-Energie
L'interconnexion électrique avec les pays voisins pourrait faire baisser les prix des hydrocarbures
Ouagadougou, 12 juillet 2008 (AIB) - L'interconnexion électrique du Burkina Faso avec les pays voisins comme la Côte d'Ivoire et le Ghana, pourrait être favorable à une baisse des prix des hydrocarbures pour les consommateurs burkinabè, selon le directeur général de la Société nationale burkinabè des hydrocarbures, Jean Hubert Yaméogo.
A son avis, une fois l'ensemble du réseau d'interconnexion établi, le gouvernement pourrait ne plus s'intéresser aux importantes recettes liées aux taxes sur les hydrocarbures.
Le directeur général de la Sonabhy est intervenu au moment où le gouvernement annonce une hausse très prochaine des prix des hydrocarbures. Les syndicats ont toujours rappelé que les taxes de l'Etat sur le carburant font grimper les prix, alors qu'au Mali, les prix sont relativement supportables, du fait de la libéralisation du secteur de l'énergie.
M. Yaméogo rappelle que l'électricité au Burkina est fournie en grande partie par les centrales thermiques qui utilisent des combustibles (fuel et DDO) subventionnés par l'Etat, à hauteur de 21 milliards de francs CFA chaque année.
Ce qui fait du Burkina, « un cas à part », à ne pas comparer avec le Mali où l'électricité est fournie par les centrales hydroélectriques, ni avec le Niger, interconnecté avec le Nigeria.
Pour lui, la libéralisation du secteur des hydrocarbures, dit autrement, la privatisation de la Sonabhy , ne saurait être bénéfique aux consommateurs burkinabè, si les centrales électriques fonctionnent encore sur la base d'hydrocarbures.
Il démontre qu'à l'instar de ce qui se passe au Mali où chaque commerçant peut commander des hydrocarbures, les prix iront crescendo, non seulement en fonction des variations sur le marché mondial, mais aussi eu égard aux faibles quantités que les particuliers commandent et qui ne peuvent bénéficier de rabais substantiels. Et cela, sans compter la qualité douteuse que certains commerçants n'hésiteront pas à ramener.
« Les prix ne peuvent pas être pareils pour quelqu'un qui commande 1000 tonnes et celui qui commande 6 tonnes », a-t-il dit.
Le Burkina Faso est interconnecté avec la Côte d'Ivoire et avec le Ghana. Une interconnexion avec le Nigeria n'est pas écartée. Mais plus de 80% de l'électricité consommée proviennent encore des centrales thermiques.
AIB - 12 juillet 2008
AMK/SVY
Burkina-Energie-Prix
Le gouvernement annonce une augmentation des prix des hydrocarbures au Burkina
Ouagadougou, 11 juil. (AIB) - Les prix des hydrocarbures connaîtront « dans les jours à venir » une hausse allant de moins de 10% pour l'essence et le pétrole à plus de 15% pour le gasoil, selon une annonce du ministère du commerce, vendredi soir à Ouagadougou.
Le litre du Super atteindra 720 francs le litre à Ouagadougou et 708 francs à Bobo Dioulasso, alors qu'il était respectivement de 670 francs et 658 francs.
Le mélange connaîtra une augmentation de 50 francs dans les deux plus grandes villes mais sera vendu à 715 francs dans la capitale et 705 francs à Bobo Dioulasso.
Le prix du litre du gasoil va connaître un renchérissement de 92 francs à Ouagadougou et presqu'autant à Bobo Dioulasso. Le pétrole quant à lui, sera commercialisé au tarif de 490 francs contre 460, prix actuel dans la capitale.
Le coût du gaz n'a pas varié. La bouteille de 12 kilogrammes est maintenue à 4000 francs.
En rendant publique la nouvelle tarification, le secrétaire général du ministère du Commerce, Jean Claude Bicaba, a expliqué que le coût des hydrocarbures sur le marché international devient exorbitant (147 dollars le baril du brut) et oblige à cet réajustement.
La date exacte d'entrée en vigueur de la nouvelle grille tarifaire n'a pas été précisée et M. Bicaba parle de « jours à venir ». Il n'a pas non plus précisé si les variations de ces prix seront mensuelles comme de par le passé.
Les prix des hydrocarbures avaient été maintenus jusque-là grâce à une mesure de subvention du gouvernement qui reste certes en vigueur. Sans cette décision de contrôle des prix, explique M. Bicaba, le Super devrait revenir à plus de 800 francs le litre dans les stations service de la capitale.
Ces nouveaux prix seront revus à la hausse dans les provinces, compte tenu du coût des transports qui s'y ajoutent.
La différence des prix entre Ouagadougou et Bobo quant à elle s'explique par le fait les commandes de la dernière sont satisfaites en différents poins, la Côte d'Ivoire pour Bobo les ports de Lomé et de Téma au Ghana pour Ouaga.
AIB - 11 juillet 2008 AMK/SVY
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