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Burkina-Communication-Média

Assainir le milieu des médias pour contribuer à la protection des droits des enfants

Ouagadougou, 7 juil. (AIB) – Le Conseil supérieur de la communication (CSC) organise, en collaboration avec l’UNICEF un séminaire sous le thème : «Les médias et la protection des droits des enfants» les 7 et 8 juillet 2009.

Cette activité répond à une des attributions du CSC, qui est de ‘’garantir la protection de la personne humaine, de l’enfance en particulier contre les violences résultant de l’activité du secteur de la communication’’.

Ce séminaire a pour ambition de permettre aux participants de mener la réflexion sur la violence dans les médias et la protection des droits des enfants, aux fins de parvenir à une presse au service de l’enfance, de l’adolescence et de la société toute entière. Il va s’agir de faire l’état des lieux de la violence dans les médias et envisager des pistes de solutions.

Aujourd’hui, le monde est plus que jamais envahi par une prolifération très avancée des médias avec souvent des programmes éducatifs divers. Selon le représentant résident de l’UNICEF, Hervé Périès, l’enfant est confronté à une multitude de scènes et d’images de  violence et indécentes diffusées par les médias à des heures de grande écoute ; ce qui rend indispensable la tenue du présent cadre d’échange sur le sujet.

«Ces images et messages malveillants nous interpellent», a ajouté la présidente du CSC, Béatrice Damiba, pour qui les violences dans les médias ont non seulement augmenté, mais sont devenues plus virulentes et graves dans un contexte de profusion des médias jusqu’au téléphone portable.

Des reportages de journaux télévisés montrent des images de violence collectées dans les pays où sévissent les famines, les guerres, les maladies, les misères insupportables et les injustices de tout genre.

Aux cotés de la diffusion de clips au contenu indécent qui viole quotidiennement l’intégrité psychique des enfants et jeunes, émergent aussi les programmes étrangers tels les télénovelas qui ne sont pas forcément adaptés à notre contexte.

Consciente que ces comportements peuvent compromettre la stabilité sociale et l’avenir du monde, l’institution (CSC) qui ne peut à elle seule garantir la protection des droits des enfants à travers ces outils de communication dont elle a la charge, en appelle à l’implication d’autres acteurs, d’où cet atelier de réflexion.

Celui-ci doit à terme aboutir à des recommandations réalistes et réalisables qui permettent d’assainir les écrans des de télévision et de minimiser les effets négatifs des programmes audiovisuels.  

La marraine de la cérémonie, le médiateur du Faso, Amina Mousso Ouédraogo a simplement dit que le thème est d’une actualité brûlante, les médias constituant un univers de socialisation des enfants. Selon elle, cet atelier se tient en prélude à la célébration bientôt du 20e anniversaire de la convention internationale relative aux droits de l’enfant.

Au cours de deux jours de réflexion, il est programmé plusieurs communications et ateliers autour cette problématique sur les violences dans les médias et la protection de l’enfance.

La question touche non seulement les professionnels des médias, les défenseurs des droits de l’enfant, la société civile, les parents et éducateurs, ce qui présage de l’émergence de pistes idoines de solutions et d’un cadre juridique et réglementaire appropriés.

BL/SVY


Burkina-Communication-ISTIC
L’ISTIC met 93 journalistes et techniciens  au service de la communication 


Ouagadougou 4 juil. (AIB)- L’institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) a mis sur le marché de l’emploi, 93 journalistes et techniciens de la  communication, toutes catégories lors de la sortie officielle de la 22è promotion de l’Institut, le samedi 4 juillet à Ouagadougou.

Au total 93 agents dont 42 agents spécialisés ,40 assistants et 11 conseillers  en science et technique de la communication sont issus de la promotion  2009.

« C’est en réalité aujourd’hui que tout commence, car c’est un jour de réflexion et d’engagements»  a déclaré le directeur général des éditions Le  Pays, parrain de la promotion  2009, Jérémie Boureima  Sigué  en s’adressant a ses fueulls. Selon lui, « être  au service des medias, c’est s’engager dans la voie de l’utile de la contrainte, de la servitude mais aussi dans la noblesse ».

Le parrain a également  invité les nouveaux agents à travailler avec conscience et dans la vérité  et à contribuer  davantage à l’élargissement de la liberté de la presse.

« Nous promotions sortantes 2009, prenons l’engagement, dans un esprit de professionnalisme de disponibilité et de dévouement de mettre nos compétences au services de notre pays » » s’est exprimé  le représentant de la promotion sortante, Boukary Nitiéma. Il a aussi parlé du parrain en insistant qu’ « il est  l’exemple  parfait du rêve que peut nourrir  un jeune qui s’apprête à embrasser une carrière de journaliste ». Il a  indiqué qu’ils suivront  ainsi ses pas  tout en travaillant dans la rigueur et avec ardeur.

Le représentant a surtout déploré  l’absence des moyens logistiques et aux coupures brutales des indemnités  qui ont constitués des difficultés au cours de leur formation à l’ISTIC.

La cérémonie de sortie s’est effectuée sous le patronage de la présidente du Conseil supérieur de la communication, Béatrice Damiba et du ministre de la culture, du tourisme et de la communication, Philippe Sawadogo
MO/AS


 
Burkina-Communication-Médias
BBC émet désormais en FM dans 11 villes du Burkina

Ouagadougou, 26 fév. (AIB) - La chaîne de radio anglaise, British Broadcasting corporation (BBC) va émettre désormais à Fada N'Gourma en Fréquence de modulation (FM) grâce à son partenariat avec le Groupe Horizon, portant à 11 le nombre de villes couvertes par cette chaîne en FM, a appris l'AIB jeudi soir à Ouagadougou.

Ce partenariat permettra également à la télévision privée TVZ Africa du Groupe Horizon, qui vient de renaître après 14 ans d'absence, de reprendre l'information diffusée sur BBC.

Le PDG du Groupe Horizon, Moustapha Laabli Thiombiano et le chef d'édition BBC Afrique, Charles Bambara, ont donné un point de presse sur cet accord, à Azalaï Hôtel Indépendance, en présence du ministre burkinabè de la Culture, du tourisme et de la communication, Filippe Savadogo.

Les deux parties entretiennent des relations de collaboration depuis une dizaine d'années. Pour Charles Bambara, selon le contexte socio-politique des pays, BBC s'offre des fréquences FM ou travaille en collaboration avec des radios locales dans différents pays du monde. Ainsi, elle dispose de 2000 fréquences FM dans 154 villes du monde.

Le ministre Savadogo a rappelé l'importance de BBC dans le paysage médiatique. Les journaux de la place sont commentés sur cette chaîne qui a commencé a émettre d'abord en ondes courtes au Burkina Faso depuis des dizaines d'années, rappelle le ministre.

« Le Burkina est un pays où s'exerce la liberté de presse » s'est réjoui M. Savadogo, par ailleurs porte-parole du gouvernement.

BBC pour sa part se vante d'ailleurs 182 millions d'auditeurs par semaines à travers le monde, dont 82 millions en Afrique.

BBC, Radio France internationale et Voix de l'Amérique sont des chaînes internationales émettant en FM au Burkina Faso.

AMK/


Burkina-Communication-Médias
Passation de service à la direction générale des Editions Sidwaya

Ouagadougou, 11 fév. (AIB) - Le secrétaire général du ministère de la culture, du tourisme et de la communication (MCTC) Souleymane Ouédraogo a procédé le 11 février 2009 à l'installation officielle du nouveau directeur général des Editions Sidwaya, Ibrahiman Sakandé en remplacement de Jean Paul Konseïbo.

« L'heure du changement a sonné » c'est en ces termes simples mais chargés d'une réelle de signification que le directeur général sortant M. Jean Paul Konseïbo s'est adressé à ses collègues du ministère et confrères des autres organes de la presse privée venus lui témoigner leur solidarité et amitié. « Comme dans une course de relais, les agents de l'administration que nous sommes sont appelés de temps à autre à passer le témoin pour la course vers l'atteinte de résultats toujours plus performants » a-t-il souligné.

Faisant un bref bilan de son passage aux Editions Sidwaya, Jean Paul Konseïbo a exprimé sa gratitude aux deux ministres sous la responsabilité desquels il a servi les intérêts de l'Etat. Il s'agit de l'ex-ministre Joseph Kahoun avec lequel il a passé seulement trois mois et l'actuel Filippe Sawadogo qui lui a accordé sa confiance vingt mois durant. « Nous avons amélioré les finances des Editions Sidwaya ; de nos jours, nous ne devons à personne, hormis les coûts de contentieux judicaires de longue date » s'est-il félicité.

En effet, peu après son arrivée à la tête de la direction générale le 2 mars 2007, les titres ont été rationalisés et leur contenu amélioré, un nouvel hebdomadaire « Sidwaya Mag Plus » a été créé en décembre 2007 ; une direction régionale a été érigée à Bobo-Dioulasso et la 1 ère semaine commerciale des Editions Sidwaya a été organisée l'année dernière.

La mutuelle des travailleurs est aujourd'hui née pour les accompagner dans la résolution des problèmes sociaux et les badges confectionnés contribuent à freiner l'insécurité dans l'Etablissement. Il a évoqué également les formations aux divers métiers de la presse, programme qui se poursuivra encore cette année.

Toutefois, « les défis restent énormes » a relevé M. Konseibo tout en invitant les agents à soutenir M. Sakandé pour la consolidation des acquis et la redynamisation recherchée.

Le directeur général entrant Ibrahiman Sakandé tout en exprimant sa reconnaissance aux autorités pour la confiance en lui placée, s'est engagé à faire de la « maison commune » un havre de paix et une source d'inspiration pour tous, afin que chacun puisse s'y identifier. Il a saisi cette occasion pour présenter les voux au personnel tout en les appelant à son tour à mieux faire.

Le secrétaire général Souleymane Ouédraogo a exhorté le directeur général au travail avec son équipe.

ABT/ROH


Burkina-Communication-Médias
De nouveaux responsables nommés à la tête des médias publics du Burkina Faso

Ouagadougou, 05 fév. (AIB) - Les directions générales de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB) et des Editions Sidwaya, les deux structures regroupant les médias d'Etat viennent d'enregistrer un changement, avec la nomination de nouveaux directeurs généraux à leur tête.

À la RTB, Hamado Ouangrawa cède sa place à Yacouba Traoré, jusque-là directeur de la télévision nationale du Burkina. La situation est similaire aux Editions Sidwaya où Ibrahiman Sakandé, directeur du quotidien d'Etat, remplace Jean Paul Konseibo.

Leur nomination est intervenue à cours du conseil des ministres présidé par le chef de l'Etat Blaise Compaoré, mercredi à Ouagadougou.

M. Ouangrawa et M. Konseibo, les directeurs généraux sortants avaient été nommés le même jour en février 2007.

AMK/


Burkina-Communication-médias-administration
Passation de service à la direction administrative et financière des Editions Sidwaya

Ouagadougou, 4 fév. (AIB) - Le Secrétaire général du ministère de la culture, du tourisme et de la communication, Souleymane Ouédraogo, a installé officiellement mercredi 4 février 2009 à Ouagadougou, Madame Clémence Kelem née Kaboré comme directrice des affaires administratives et financières des Editions Sidwaya.

Elle remplace à ce poste, Kanfido Onadja qui était en fonction depuis cinq ans.  «Madame Thérèse Kyelem/Kaboré, je vous déclare installée dans vos fonctions de directrice des affaires administratives et financières des Editions Sidwaya. A partir de cet instant, tout chèque qui n'est pas payé vous en êtes responsable », a déclaré M. Ouédraogo. Les directeurs et chefs de service de Sidwaya ont assisté à la cérémonie d'installation.

Créées en 2000 les Editions Sidwaya regroupent Sidwaya, le quotidien d'Etat, l'Agence d'information du Burkina, l'Agence nationale.

RH


Burkina-politique-communication
Gouvernement et CSC vont créer un cadre permanent de dialogue

Ouagadougou, 27 janv. (AIB) - Le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Béatrice Damiba, a dévoilé mardi 27 janvier 2009 devant les membres du gouvernement à Ouagadougou, le contenu de son rapport d'activités 2007.

Cette rencontre qui fait partie d'une série de rencontres initiées entre le gouvernement et les présidents d'institutions, vise à permettre des échanges directs entre l'exécutif et les institutions sur leurs rapports d'activités. Selon le Premier ministre Tertius Zongo, le gouvernement et le CSC ont convenu d'instituer un cadre permanent de dialogue.

Selon le chef du gouvernement, la communication est un facteur de gouvernance et il y a de ce fait nécessité de soutenir le CSC pour que ses efforts se renforcent en qualité. Ce qui sous-entend le respect de la déontologie, de l'éthique et de la loi.

« Il faut qu'on les aide à le faire car c'est là qu'on trouve un équilibre et chacun sent que l'information qu'il a est celle qui est utile pour être un bon citoyen », a indiqué le Premier Tertius Zongo.

Par ailleurs, le Premier ministre a relevé les problèmes soulevés par l'institution et qui méritent d'être résolus pour la permettre de jouer «pleinement» son rôle. « Il y a des problèmes d'aménagement du cadre institutionnel, de l'institutionnalisation des médias d'Etat et des moyens humains en quantité et de qualité» , a expliqué Tertius Zongo. Il a rassuré que le gouvernement va examiner les résultats des discussions pour mieux accompagner le CSC.

Pour la présidente du Conseil supérieur de la communication, Béatrice Damiba « les recommandations examinées avec les membres du gouvernement s'articulent sur un certain nombre de textes à revoir». Ce sont les textes réglementaires, législatifs et ceux relatifs au statut des agents de l'institution.

Il y a également la nécessité de «constitutionaliser» le Conseil supérieur de la communication. « Cela va lui conférer plus d'indépendance, plus d'autonomie et nous mettre en harmonie avec les instances de régulations dans la plupart des pays de la sous région », a ajouté la présidente du CSC. Mme Damiba a relevé la nécessité de revoir le statut des médias publics en élaborant des cahiers de charge pour ces derniers.

Béatrice Damiba a également relevé l'importance d'élaborer une loi sur la communication audiovisuelle en plus du code de l'information actuel élaboré depuis 1993 et qui ne couvre que les médias écrits.

Créée en juin 1993, le Conseil supérieur de la communication est une institution nationale indépendante chargée de la régulation du secteur de l'information au Burkina Faso.

OO/BL


Burkina-Communication-Médias
Baba Hama, nouveau directeur de la Communication à la présidence du Faso

Ouagadougou, 15 jan. (AIB) - Baba Hama vient d'être nommé directeur de la communication et de la presse présidentielle, à l'issue d'un conseil de ministres dont le compte rendu a été rendu public le 15 janvier 2009 à Ouagadougou.

Journaliste de formation, M. Hama était précédemment directeur de Cabinet du ministre de la santé. Il a également été directeur de la Radio diffusion nationale du Burkina et Secrétaire général du Ministère de la Communication et de la Culture.

Mais il est surtout connu pour avoir dirigé le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) de 1996 à 2008.

Baba Hama a été membre du Conseil d'administration des Editions Sidwaya et Président du Conseil d'Administration du Bureau Burkinabé des Droits d'auteur (BBDA).

Le nouveau patron de la communication à la présidence du Faso est aussi écrivain ; il a publié en 1986 « Le repos des guerriers » et « Le parcours du combattant », deux nouvelles en un recueil. Il est en outre l'auteur de « Batane », une nouvelle sanctionnée par le 1er Grand Prix national des Arts et Lettres (GPNAL) en 1986.

Né le 20 octobre 1959 à Dori, M. Hama a fréquenté l'école primaire à Ouagadougou et est titulaire du diplôme de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille (France), d'une maîtrise en Lettres modernes de l'Ecole supérieure de lettres et sciences humaines (ESLSH) de l'Université de Ouagadougou.

Il remplace M. Saïdou Mahamadi Ouédraogo qui a occupé le poste plus de 10 ans.

AMK/SVY


Burkina-Communication-médias
Convention collective : Une commission d'interprétation et de conciliation en cas de désaccord

Ouagadougou, 06 jan. (AIB) - Les signataires de la convention collective régissant les rapports des entreprises de presse privée et leurs employés, ont institué une commission paritaire d'interprétation et de conciliation en cas de désaccord dans la compréhension des termes de l'accord, mardi à Ouagadougou.

La commission composée de 4 membres dont 2 représentants de chaque partie (patronat se syndicat) est chargée de trouver une « solution à l'amiable » aux différends pouvant résulter d'une interprétation divergente des clauses de la convention.

Les membres désignés, « autant que de besoin », par les parties signataires intéressées donnent des avis qui, s'ils sont à l'unanimité, auront les mêmes effets juridiques que les clauses de la convention elles-mêmes.

Mais si les membres de la commission ne trouvent pas d'accord à leur niveau, l'affaire peut être librement présentée au tribunal du travail.

La convention signée entre les patrons de la presse privées et les organisations de défense des intérêts des agents de médias est une première au Burkina.

AMK/


Burkina-Médias
Convention collective : Des salaires mirobolants pour les agents de la presse privée

Ouagadougou, 06 jan. (AIB) - La convention collective qui vient d'être passée entre les patrons des médias privés Burkinabè et les représentants de leurs employés mardi à Ouagadougou, prévoit des salaires tout le moins aguichants.

Selon les classes et les catégories, les salaires vont de trente huit mille francs CFA (37 919 FCFA) francs CFA à près de 70 mille francs (66 737 FCFA) pour les agents de la basse échelle, c'est-à-dire pour les techniciens et animateurs sans niveau.

Les mieux logés, ceux de la classe 7 peuvent bénéficier d'un salaire mensuel allant de 270 743 FCFA à 335 620 FCFA. Cette classe regroupe les directeurs des programmes, les directeurs de la rédaction, les inspecteurs techniques et les ingénieurs conseil.

En plus du salaire, les agents bénéficieront de diverses indemnités spéciales de sujétion, de risque, de transport, de logement, d'ancienneté, des primes de panier (liée au travail nocturne). Les frais de mission à l'intérieur du Burkina sont de 15 mille francs jour pour les j journalistes, 7500 pour les chauffeurs. Des primes vestimentaires de 50 mille à 100 mille francs l'an, son aussi prévues.

Les avantages sociaux sont aussi alléchants. Ainsi, le journaliste professionnel, dont le contrat est suspendu pour cause de maladie ou suite à un accident non professionnel, aura droit à un salaire plein pendant 2 mois et à des demi-salaires les trois mois suivants, s'il a une ancienneté de 1 an à 5 ans.

Par ailleurs, ils bénéficient des droits syndicaux et des droits à la liberté d'opinion.

Article 5 du tire 2 dispose que les représentants syndicaux auront des autorisations d'absences pour participer à des rencontres syndicales, sur simple présentation d'une convocation écrite et nominative.

L'application de cette convention, compte tenu de son incidence financière en l'occurrence, pose déjà des problèmes aux patrons des médias qui demandent des mesures d'accompagnement au gouvernement.


Burkina-Communication-Médias
Les patrons de presse privée signent une convention collective, et demandent des mesures d'accompagnement

Ouagadougou, 06 janv. (AIB) - Des patrons de presse burkinabè ont signé le 6 janvier 2009 à Ouagadougou la convention collective destinée aux médias privés et demandé au gouvernement de les accompagner dans sa mise en ouvre, a constaté sur place un journaliste de l'AIB.

En présence du Premier ministre Tertius Zongo et de plusieurs membres du gouvernement, des directeurs de publication de journaux et des promoteurs de médias audiovisuels privés ainsi que des associations et syndicats de journalistes ont signé la convention collective de la presse privée.

Mais la mise en ouvre de ce document ne sera pas sans conséquences pour les entreprises de presse, a prévenu Chérif Sy, directeur de publication de l'hebdomadaire « Bendré » et porte-parole des patrons de presse.

Selon lui, l'application de la convention collective va représenter pour de nombreuses entreprises de presse, une forte augmentation de certaines charges : la masse salariale par exemple augmentera de plus 40%, et les frais de reportage, de mission et de déplacement accuseront une augmentation allant de 25 à 30% dans toutes les rédactions.

« De profondes restructurations seront nécessaires. L'entrée en vigueur de la convention induira une nouvelle donne et exigera des entreprises plus fortes et suffisamment fiables. Nous souhaitons que cette évolution n'affecte négativement ni le dynamisme, ni la liberté d'analyse et le ton de notre presse nationale », a souligné M. Sy.

Et pour que la convention ne reste qu'un beau texte, il a invité le Premier ministre à prendre des mesures d'accompagnement significatives, fortes, déterminantes et lourdes.

« Nous faisons confiance au gouvernement et aux institutions qui ont promis des mesures d'accompagnement. Nous n'avons aucune raison de ne pas croire à l'avènement de ces mesures, parce que ces personnalités tiennent elles aussi à une application de la convention », a souligné pour sa part Boureima Jérémie Sigué, directeur de publication du quotidien privé Le Pays.

Le représentant du Syndicat national des travailleurs de l'information et de la communication (Synatic) et de l'Association des journalistes du Burkina (AJB), Justin Coulibaly, a indiqué que la convention offrira une sécurité professionnelle aux employeurs et employés de presse, tandis que la présidente du Conseil Supérieur de la Communication, Béatrice Damiba, a estimé que la convention collective est un « facteur de cohésion » de toute la presse, qui doit bénéficier d'une large diffusion. Elle a promis d'instituer également dans les semaines à venir, une carte de presse.

Enfin, le Premier ministre s'est félicité du classement de la presse burkinabè par l'Organisation non gouvernementale « Reporters sans frontières » dans son rapport d'octobre 2008 (7 e rang en Afrique et au 63 e rang dans le monde sur 173 pays concernés). Il a exhorté l'ensemble des parties prenantes à veiller au respect des dispositions du document signé et marqué l'engagement du gouvernement à favoriser l'expression d'une opinion et d'une presse plurielles.

MS/AIB-06 janvier 2009


Burkina-Communication
3e CASEM du MCTC  : Le bilan des activités de l'année 2008 et les perspectives pour 2009 au menu

Ziniaré, 19 déc. (AIB) - Les responsables du ministère de la Culture , du Tourisme et de la Communication (MCTC) tiennent leur troisième conseil d'administration du secteur ministériel (CASEM), ce 19 décembre 2008 à Loumbila, dans la province de l'Oubritenga. Les travaux sont présidés par le premier responsable du département, Filippe Savadogo.

Les travaux de ce CASEM sont consacrés à l'examen du bilan des activités de l'année 2008 et aux orientations et missions pour l'année 2009. Pour le ministre, Filippe Savadogo, la tenue de cette rencontre traduit deux réalités qui caractérisent son département : la vitalité de son administration et l'engagement participatif de son personnel, de tout son personnel.

C'est pourquoi il a salué l'engagement individuel et collectif de tous les agents, qui a permis, en dépit de la très grande modestie des moyens mis à leur disposition, de relever les nombreux défis auxquels ils ont eu à faire face.

Il leur a exprimé toute sa satisfaction et leur réitéré tous ses encouragements car la quête de l'excellence à laquelle il les invite reste un combat permanent. Le ministre Savadogo a invité tous les responsables et agents à cultiver l'esprit d'équipe, à mettre en synergie leur capital de compétences et d'expériences, d'être ouverts aux autres et audacieux dans leurs innovations. Il a donc exhorté les uns et les autres à traiter en partenaires les professionnels du secteur privé dans les domaines de la culture, du tourisme et de la communication.  Il s'est enfin dit ouvert aux critiques et suggestions des représentants des travailleurs.

A l'occasion, le ministre a annoncé les acquis de l'année en cours et les grands chantiers de l'année 2009 : l'organisation du FESPACO, la mise en ouvre du système d'information du gouvernement, la remise en service d'un certain nombre de centres d'émetteurs. Il  a aussi  marqué sa satisfaction pour les félicitations reçues par la presse pour la couverture médiatique des manifestations du 11-Décembre.

Les participants à ce 3 e CASEM ordinaire auront à se pencher sur l'examen et l'adoption du procès verbal du CASEM tenu le 30 mai 2008, le bilan des activités 2008 et les perspectives pour l'année 2009. Les échanges devront permettre d'enrichir ces documents de travail pour aboutir à l'adoption des rapports et des résolutions.

ACS/SVY


Burkina-Médias-Justice
Affaire Norbert Zongo : des manifestations de scolaires à l'intérieur du pays

Ouagadougou, 15 déc. (AIB) - Les élèves des écoles primaires, des collèges et lycées de plusieurs villes de l'intérieur du Burkina Faso ont manifesté lundi pour exiger la réouverture du dossier Norbert Zongo, ont rapporté des correspondants de l'AIB.

A Diébougou (Sud-Ouest), les élèves du lycée provincial ont décrété deux jours de grève jusqu'à mardi pour demander aux autorités locales de leur expliquer «les raisons qui ont conduit à la suspension des cours du 9 au 14 décembre inclus», a rapporté le correspondant local, Sansan Natal Da.

A Gaoua, toujours dans le Sud-Ouest, à l'exception des écoles primaire, les établissements secondaires du public et même du privé ont organisé diverses manifestations dont le boycott des cours pour exiger que lumière soit faite sur le dossier Norbert Zongo, a constaté le correspondant de l'AIB sur place, Assany Sawadogo.

A Pô (Centre-Sud), les scolaires ont organisé une marche et un meeting à l'occasion du 10è anniversaire de l'assassinat de Norbert Zongo, directeur de publication de l'hebdomadaire L'indépendant , retrouvé mort carbonisé le 13 décembre 1998 dans sa voiture à Sapouy ( 100 km au sud de Ouagadougou) avec trois de ses compagnons.

La justice a prononcé le 18 juillet 2006, un non-lieu en faveur du seul inculpé du dossier, Marcel Kafando, ancien chef de la garde rapprochée du président Blaise Compaoré.

Samedi, des milliers de personnes ont défilé dans les artères de Ouagadougou pour réclamer la réouverture du dossier, à l'appel du Collectif contre l'impunité créé au lendemain de la disparition du journaliste. Le représentant de Reporters sans frontière (RSF), Jean-François Julliard avait rebaptisé symboliquement l'avenue de la nation, l'une des principales avenues de la capitale, «Avenue Norbert Zongo».

Le 9 décembre dernier, le gouvernement a annoncé la fermeture des lycées et collèges ainsi que les universités pour, dit-il, «permettre aux élèves et étudiants de prendre part aux festivités marquant le 48è anniversaire de notre anniversaire».

«Les élèves du primaire, des collèges et lycées ont pris d'assaut les artères de la ville (de Pô), pancartes en mai pour revendiquer la réouverture du dossier du journaliste Norbert Zongo et de ses compagnons après le meeting du Collectif contre l'impunité», indique Assita Nion, la correspondante de l'AIB à Pô.

A Koupèla (Centre-Est), des marches ont également été organisées tout comme à Manga (Centre-Sud), selon nos correspondants dans ces deux localités, Onésime Aké Loba Lankoandé et Zackaria Bakouan.

RH/SVY


Burkina-Communication
5e UACO : A la recherche d'une presse plus professionnelle

Ouagadougou, 02 déc. (AIB) - Les cinquièmes universités africaines de la communication (UACO) se tiennent du 02 au 05 décembre à Ouagadougou, sous le thème « Médias et professionnalisme : enjeux et défis ».

« Les médias ont-ils les atouts nécessaires pour jouer pleinement et efficacement leur rôle, pour relever tous les défis en termes d'ancrage de la culture démocratique, de la gouvernance, de la lutte contre la pauvreté et la corruption, des déviances sociales et politiques, de la régulation de la société ? ».

Cette inquiétude tirée du dossier de presse des 5e UACO, justifie selon les organisateurs de la rencontre, le choix du thème sur le professionnalisme des médias.

Pour cette édition, la formation des journalistes sera ainsi au cour des échanges entre les professionnels de la communication, les universitaires et les étudiants.

400 participants venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal, de la France et de la Belgique, réfléchiront sur des sujets tels que « Les conditions juridiques et institutionnelles des médias » ; « La situation économique de l'entreprise de presse » ; « La formation et la responsabilité sociale du journaliste » ; « Le journalisme et la technologie de l'information et de la communication : menace ou enrichissement ? ».

En marge de la rencontre, il est prévu également deux panels et un forum sur les thèmes « Femmes, médias et professionnalisme » et « Problématique du traitement de l'information en langues nationales ».

« Un journaliste non formé est un danger pour lui-même, pour son organe, pour son peuple et pour son pays », a déclaré le directeur de publication du groupe de presse Le Pays, Boureima Jérémie Sigué, président d'honneur de la manifestation.

Selon lui, les UACO apportent chaque année aux hommes de médias burkinabè, « les nutriments nécessaires à leur marche obstinée vers l'excellence ».

Boureima Sigué a aussi salué le soutien financier accordée annuellement par l'Etat burkinabè à la presse privée, qui contribue au renforcement de la démocratie et au développement du pays.

Le ministre de la culture, du tourisme et de la communication, Filippe Savadogo, a pour sa part espéré que le Burkina Faso, actuellement classé 7e sur 185 pays, dans le respect de la liberté de la presse, va faire améliorer ce classement.

La cérémonie d'ouverture des UACO a été marquée par la décoration d'une vingtaine de professionnels de la communication et d'artistes. Ils ont tous reçu la médaille d'officier de l'ordre du mérite des Arts, des Lettres et de la Communication dans leurs domaines de compétence respective.

Parmi les plus connus, on peut citer le chanteur Souleymane Koné dit « Solo Dja Kabaco », la directrice de la radio télévision du Burkina (RTB), section de l'Ouest, Nathalie Somé, le journaliste Pascal Yemboani Thiombiano, présentateur du « 20 heures » sur la chaîne nationale, ou encore Cyriaque Paré, directeur de la communication du Premier ministère et concepteur du site d'informations www.lefaso.net .

Les UACO sont une initiative conjointe du ministère en charge de la communication et du Conseil supérieur de la communication (CSC). La première édition s'est tenue du 27 au 29 septembre 2004, sous le thème « NTIC et mondialisation : les médias francophones face aux mutations technologiques ».

Elles (UACO) réunissent à chaque édition, des professionnels et spécialistes du secteur de la communication, des chercheurs et des étudiants, pour échanger sur la société de l'information et de la communication. Elles constituent également une tribune de valorisation de l'expertise africaine en matière de recherche et de formation en science de l'information et de la communication.

MS


Burkina-Communication
Un site web pour la protection de la vie privée des citoyens sur internet

Ouagadougou, 28 nov. (AIB) - La Commission de l'informatique et des libertés (CIL) a lancé vendredi à Ouagadougou, son site web, dans le but de promouvoir la protection des données à caractère personnel sur internet.

www.cil.bf , c'est l'adresse mail de la CIL, lancé officiellement ce 28 novembre 2008 par le grand chancelier des ordres burkinabè, Mamadou Djerma.

De l'avis de la présidente de cette structure, Alimata Ouattara, le nouveau site vise à doter la CIL d'une bonne vitrine qui va contribuer à améliorer la visibilité de ses activités et à diffuser au maximum possible, la loi portant protection des données à caractère personnel.

Concrètement, le site offre aux internautes, un accès à des informations et renseignements sur la protection de leur vie privée. Il permet également de consulter en ligne, l'ensemble des traitements de données déclarées à la CIL, ainsi que celles qui sont autorisées.

Par ailleurs, on peut y consulter les rapports annuels présentés par l'institution au président du Faso, au président de l'Assemblée nationale et au président du Conseil constitutionnel, de même que des textes sur la législation burkinabè, africaine et internationale en matière de protection des données.

En plus de ce volet informationnel, la nouvelle adresse mail offre aux responsables de traitement, des « télé procédures » qui permettent d'effectuer leurs déclarations de fichiers en ligne, ce qui a l'avantage d'éviter les contraintes relatives aux horaires de l'administration.

Au total, une vingtaine de rubriques alimentent le contenu de ce site. Selon ses promoteurs, elles ont été définies en liaison avec leur impact direct sur les besoins d'informations de la population burkinabè.

Parmi ces rubriques, on peut citer entre autres « Vos droits », qui fournit aux citoyens, des informations pour leur permettre d'exercer différents types de droits : droit à l'information, droit d'opposition, droit d'accès, droit de rectification.

Il y a aussi la rubrique « Législation », qui permet aux internautes d'avoir accès aux informations sur les textes de lois burkinabè, africains et internationaux portant sur la protection des données à caractère personnel.

La CIL a été créée le 20 avril 2004. Elle a pour missions de veiller à ce que les traitements automatisés ou non, publics ou privés, d'informations nominatives, soient effectués conformément aux dispositions de la loi portant protection des données à caractère personnel.

Elle est chargée également d'édicter des mesures législatives ou réglementaires, en vue d'adapter la protection des libertés à l'évolution des procédés et des techniques informatiques et de conseiller les personnes et organismes qui ont recours au traitement automatisé d'informations nominatives.

La CIL est composée de 09 membres : 01 magistrat de la Cour de cassation, 01 magistrat du Conseil d'Etat, 02 députés désignés par le président de l'assemblée nationale, 02 représentants des associations ouvrant dans le domaine des droits humains, 02 représentants des associations de professionnels de l'informatique et 01 personne désignée par le président du Faso.

MS/ROH


Burkina-Communication
La présidente du CSC s'attriste sur le sort de la Radio nationale du Burkina

Ouagadougou, 23 jan. (AIB) - La président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Béatrice Damiba a exprimé sa tristesse pour le mauvais état des locaux qui abritent la Radio nationale du Burkina Faso (RNB) ainsi que de l'équipement technique utilisé, après une visite des lieux vendredi à Ouagadougou.

« Je constate avec tristesse que la radio du point de vue des locaux, n'a pas évolué par rapport à ce que je connaissais, il ya déjà quelques décennies », a fait savoir Mme Damiba, journaliste de formation et ancienne ministre de l'Information et de la Culture.

« Cela est dommage, mais j'espère qu'il y a des projets en vue pour réhabiliter les bâtiments », a-t-elle dit, minimisant du coup l'impact de la rénovation de ces locaux en 2007.

Même si elle note un effort de modernisation de l'équipement technique de la RNB, elle fait savoir que la technologie avance très vite et certains « équipements de pointe » il y a peu, sont déjà dépassés. « Non seulement il faut les remplacer, mais aussi il faut agrandir les capacités de la radio » a-t-elle proposé.

Elle a salué le travail de l'équipe de la radio nationale qui « malgré tout, fait un très bon travail ».

La visite de la présidente du CSC entre dans la cadre d'une tournée au sein des médias. A ce propos, Mme Damiba se rendra dans les jours à venir à Bobo-Dioulasso, à Banfora, à Gaoua et à Diébougou.

AMK/SM


Burkina-Médias-Reconnaissance
Sept anciens membres du CSC décorés

Ouagadougou, 17 avr. (AIB) - Sept anciens membres du Conseil supérieur de la communication(CSC) ont été décorés vendredi à Ouagadougou, à l'issue de la prestation de serment des nouveaux membres de cette institution.

« La reconnaissance qui vient de leur être exprimée par la nation, à travers leur distinction dans l'Ordre du mérite des arts, des lettres et de la communication, est amplement justifiée », a déclaré la présidente du CSC, Beatrice Damiba.

Mme Damiba a ajouté que même si la collaboration a été de courte durée, elle a été particulièrement marquée par la grande disponibilité de l'équipe sortante à travers les multiples sacrifices consentis dans l'exécution de leurs taches avec conscience et professionnalisme.

« Je salue ces qualités qui ont été indispensables à la dynamique générale du Conseil supérieur de la communication et qui nous ont permis de faire aboutir des dossiers comme la convention collective » a t-elle souligné.

« La formation d'un nouveau Conseil offre l'opportunité d'un nouveau départ »a déclaré la présidente du CSC Mme Beatrice Damiba. Pour elle, cette nouvelle équipe permettra de faire encore mieux dans la recherche de l'excellence.

Pour le représentant des récipiendaires Nassirou Ba, l'équipe sortante a su jouer sa partition. Saluant les différentes équipes qui se sont succédé à la tête du CSC, M. Ba a souligné que le CSC figure parmi les institutions les plus crédibles au Burkina Faso.

La présidente du CSC a félicité les nouveaux membres, précisant qu'ils ont été désignés au regard de leur mérite et expérience. Elle les a exhortés à doubler d'effort pour gagner les multiples batailles pour la régulation de la communication sociale au Burkina Faso.

Noms des récipiendaires : Nassirou Ba, Césaire Da, Yaya Tamini Gnanou , Victoir Sanou, Béatrice Virginie Tiendrebeogo, André Emmanuel Yaméogo, Nebila Amadou Yaro.

MO/MS

     
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